L'Amour qui rassemble! (2e partie)
Voilà quelques années, une publication anglaise offrait un prix pour la personne pouvant donner la meilleure définition d'un ami. En voici quelques-unes parmi les milliers de réponses reçues: Celui qui multiplie les joies et qui partage également les chagrins; Celui qui comprend nos silences; Un lot de sympathies enveloppées dans un vêtement. Et voici celle qui remporta le prix: Un ami, c'est celui qui reste quand tout le monde sort! Cette dernière définition rejoint ce que le roi Salomon avait déjà observé de son vivant: « 'ami aime en tout temps, et dans le malheur il se montre un frère. » (Proverbe 17:17). En fait, l'amitié puisse sa source dans l'amour!
Nous avons regardé ensemble la semaine dernière que, dans chaque église locale, il y a énormément de diversité qui pourrait facilement briser notre unité! Nous sommes en effet très diversifiés: physiquement (âge, santé, goût, …); émotionnellement; intellectuellement ; spirituellement (âge spirituel, arrière plan: humaniste, religieux, athéiste, légaliste, …); socialement ou culturellement! Ce qui fait que certains pourraient ne pas accepter ou éprouver certaines difficultés à accepter certaines choses. Par exemple: certaines formes de cultes; certaines formes d'adorations; certains styles de musiques; certains styles d'habillement; certains jours; certaines fêtes; certaines boissons; certains loisirs ou certains amusements. Toutes ces choses pouvant très souvent être classées comme étant péché, à cause des scrupules de conscience due à l'arrière-plan de chacun ou aux différents niveaux de maturité spirituelle en ce qui a trait à notre liberté en Christ!
Tout cela pourrait être quelque chose d'assez compliqué, si le St-Esprit de Dieu, qui habite en nous, ne répandait pas l'amour de Dieu dans nos cœurs! L'amour qui nous unit est plus important que de nous comparer mutuellement, et sûrement plus important que de faire valoir nos droits, même s'ils sont légitimes! C'est ce que l'apôtre Paul souligne dans son épître aux Romains. Il y mentionne que l'amour véritable est prêt à mettre de côté certaines choses pouvant être pour les autres une occasion de chutes, de scandales ou de faiblesses! (Romains 14. 21)
D'aimer, c'est d'être prêt à se sacrifier pour les autres si le besoin s'en fait sentir! (v. 22a) William Gladstone, Premier Ministre britannique au dix-neuvième siècle, a raconté une histoire touchante à la Chambre des communes lors de l'annonce de la mort de la Princesse Alice. Il a raconté que, lorsque la petite-fille de la Princesse était sérieusement malade de la diphtérie, les docteurs avaient dit à la princesse de ne pas embrasser sa petite-fille, ce qui pourrait mettre en danger sa propre vie en respirant le souffle de l'enfant. Dans les derniers instants de sa vie, quand l'enfant luttait pour respirer, racontait William Gladstone, la mère, s'oubliant entièrement, a pris son enfant dans ses bras pour l'empêcher de s'étrangler. Luttant pour sa vie, l'enfant a demandé à sa mère de l'embrasser! Sans penser à elle, la princesse Alice a tendrement embrassé sa fille. Elle a ainsi contracté la diphtérie et est morte dans les jours qui ont suivi. L'amour véritable sait s'oublier soi-même. Il ne se laisse arrêter par aucun danger. Il ne calcul pas le prix à payer.
Lorsqu'on aime, on est prêt à sacrifier même certaines libertés légitimes si le besoin s'en fait sentir! C'est là l'enseignement de l'apôtre Paul aux chrétiens de Rome! Il en énumère les raisons suivantes:
Premièrement, nous pourrions troubler profondément les autres en exerçant certaines libertés pourtant très légitimes! (v.13) Un homme d'origine Ecossaise, qui était très économe, s'objectait à la dépense de blanchisserie inutile. Ainsi quand il portait une chemise de soirée lors d'un banquet, il l'a replaçait soigneusement dans son tiroir pour une utilisation future. Lors d'un événement spécial auquel il se préparait à assister avec sa femme, il a pris une chemise qu'il avait déjà employée dans un de ses tiroirs en l'examinant avec soin, espérant être capable de la porter au cours de cette soirée. N'étant pas tout à fait sûr de sa propreté stricte, il l'a approché d'une fenêtre afin de mieux l'examiner. Sa femme l'a alors remarqué qui secouait la tête comme s'il était craintif qu'elle ne passe pas l'examen minutieux qu'il était en train de faire. « Souviens-toi » lui a-t-elle rappelé, « si tu as des doutes, c'est sale. » Cette parole de sa femme a alors mis fin à ses hésitations. La chemise est allée au nettoyage et il en a choisi une autre.
Les paroles de cette femme sont très appropriées pour tous ceux dont la conscience les accuse devant telle ou telles décisions à prendre! Dans la liberté que nous découvrons en Jésus-Christ concernant tout ce qui n'est pas interdit formellement par Dieu comme étant péché, nous n'avons pas à renoncer à notre liberté, et nous n'avons pas à laisser notre conscience nous importuner. Nous devrions vivre notre liberté en Jésus avec joie et gratitude, parce qu'elle est un don précieux du Seigneur. Mais, d'un autre côté, soyons prêt en tout temps à renoncer à l'exercice de cette liberté légitime si elle peut causer un tord spirituel à un croyant (ou être un sujet de colonie pour ceux qui nous entourent). Devant l'église et le monde, il est beaucoup plus important de démontrer notre amour que notre liberté. Lorsque j'exerce ma liberté, et que mon frère voit que je suis libre de faire ce qu'il croit être mal, il peut être tenté de suivre mon exemple. Mais lorsqu'il le fait, sa conscience le culpabilise parce qu'il croit vraiment que c'est mal. Il est même possible que ce frère retombe dans son ancienne façon de vivre. (Romains 14.15-16)
Quelqu'un a dit: Lorsque la Parole de Dieu nous adresse un commandement ou un avertissement à propos d'un sujet bien défini, nous n'avons pas besoin de nous poser davantage de questions à ce sujet. C'est ainsi que le meurtre, l'adultère, la fornication, l'ivrognerie, le vol, etc. sont toujours proscrits. Mais lorsqu'il nous est impossible de trouver une référence biblique se rapportant à une activité quelconque, nous devons alors nous demander non pas si celle-ci est mauvaise, mais au contraire si elle est réellement bonne. Un bon test est de nous poser la question à savoir si nous pouvons, en toute honnêteté et avec une conscience tranquille, demander à Dieu de bénir cette activité en particulier. Même si une activité ou une habitude ne nous fait personnellement aucun mal, si elle a une mauvaise influence ou un effet néfaste sur autrui, elle est mauvaise.
La plupart du temps on ne réalise pas qu'on peut troubler les autres, et lorsque la chose nous est mentionnée, on se dit: Pourquoi me liberté serait-elle brimée par une conscience étrangère, à cause de ses scrupules de conscience ou ses tabous? Le fait d'être sur la défensive, montre que la liberté légitime que Dieu nous donne a plus d'importance pour nous que le frère pour lequel Christ est mort! C'est déjà une forme d'asservissement!
Jamais dans toute l'histoire de l'humanité, l'homme n'a été assiégé par autant de choses pouvant consumer son temps, ses énergies et ses finances. Beaucoup d'entre elles sont immorales et impies. Et même les choses innocentes en elles-mêmes sont tellement répandues et accessibles qu'elles peuvent saper facilement notre dévotion envers Dieu et son peuple, retarder notre croissance spirituelle et réduire notre efficacité spirituelle! Une habitude ou une certaine pratique qui n'est pas en soi péché, peut aisément le devenir par le contrôle qu'elle exerce sur la personne qui s'y ait engagé. Ce qui avait débuté par l'exercice d'une liberté légitime, peut tourner dans une forme d'esclavage et d'autodestruction, résultant en fait, dans la perte de cette liberté. L'apôtre Paul nous dit plutôt: « Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. » (v. 22a) Lorsqu'on aime, on est prêt à sacrifier même certains droits légitimes si le besoin s'en fait sentir!
Deuxièmement, nous pourrions par notre comportement, nous dit l'apôtre Paul, causer le déclin spirituel d'un autre croyant! « Personnellement, je suis certain, nous dit Paul, parce que le Seigneur Jésus me l'a enseigné, que rien n'est impur en soi. Néanmoins, si quelqu'un tient une chose pour impure, elle l'est pour lui. Si donc, en mangeant ce que ton frère estime impur, tu blesses ses sentiments, ce n'est plus l'amour qui t'inspire. Si tu le troubles par ta liberté, tu ne l'aimes pas comme le commandement te le prescrit. Pour un vulgaire aliment, ne va pas causer le déclin spirituel ou même la perte de ton frère, car le Christ est aussi mort pour lui. » (v.14-15)
Le Seigneur veut que nous ayons une conscience pure. Nous ne devrions jamais nous entraîner à violer ou ignorer notre conscience. Ceci équivaudrait à nous entraîner à ignorer l'instrument par lequel l'Esprit de Dieu cherche à nous diriger de façon subjective. Nous devons chercher à avoir une conscience sans reproche (Actes 24.16). Lorsqu'un chrétien fort entraîne un chrétien faible à violer sa conscience, celui-ci expérimentera de la tristesse dans son cœur. Au lieu de l'aider à croître dans sa vie spirituelle, le chrétien fort aura contribué plutôt à rendre ce chrétien plus craintif face à sa liberté en Jésus-Christ. Son lot sera plutôt "le remord" et la perte de sa paix et de sa joie intérieure, ce qui peut détruire, nous dit Paul, l'œuvre de Dieu dans la vie (le cœur) du chrétien! De détruire l'œuvre de Dieu équivaut à briser la communion du croyant plus faible avec Dieu, à cause de la culpabilité qui vient de sa conscience! v.22
Par contre, Paul dit aux chrétiens de ne pas aller à l'autre extrême et de ne pas renoncer entièrement à leur liberté. Il veut que ceux-ci comprennent et se réjouissent de leur liberté. Après tout, le chrétien fort est correct. Le péché ne réside pas dans la nourriture, la boisson, les films, les jeux, les activités sociales ou la musique! Mais si pour une quelconque de ces libertés légitime mon frère est attristé, je ne marche plus selon l'amour! L'amour qui nous unit est plus important que de faire valoir notre liberté en Jésus-Christ!
Dieu m'appel, si le besoin se fait sentir: à être sensible envers ceux qui peuvent ne pas accepter ou éprouver certaines difficultés à accepter certaines choses qui ne sont pas péché selon la Parole de Dieu, mais qui l'est pour eux à cause de leur faiblesse. C'est là en fait, la vraie maturité spirituelle! « Celui qui sert Christ de cette manière, nous dit Paul, est agréable à Dieu et approuvé des hommes. » (v.18)
Le sodium est un élément extrêmement actif que l'on trouve seulement sous une forme combinée; il se lie toujours avec un autre élément. Le chlore, d'autre part, est un gaz qui dégage une odeur piquante et suffocante. C'est un oxydant puissant. Le chlore réagit violemment ou de manière explosive avec de nombreuses substances. Il représente un danger dans les espaces clos. Il est très toxique et extrêmement irritant pour l'appareil respiratoire pouvant provoquer des lésions aux poumons. Il est corrosif pour les yeux et la peau et son contact peut entraîner des brûlures et des lésions permanentes, y compris la cécité. Mais quand le sodium et le chlore sont combinés, ils produisent ce que l'on appel le Chlorure de sodium: le sel de table que nous employons pour préserver la viande et rehausser sa saveur. De même l'amour et la vérité peuvent être comme le sodium et le chlore. L'amour sans la vérité est inconstant, aveugle parfois. D'autre part, la vérité sans l'amour peut être offensive, parfois même toxique. Mais quand la vérité et l'amour sont combinés ensemble dans un individu ou une église, alors nous avons ce que Jésus a appelé « le sel de la terre, » et nous sommes alors capables de préserver et rehausser l'œuvre de Dieu dans le cœur des autres!