Comment être un bon père

En 1987, lors de l'enterrement de son père Bill Lewis, qu'il adorerait et qui était mort d'un cancer, l'américain Carl Lewis a placé dans la main de son père avant la fermeture du cercueil sa médaille d'or de 100 mètres qu'il avait remporté aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984. Il a dit à sa mère Evelyn qui avait été elle-même une athlète et qui était étonnée par son geste : « Ne t'inquiète pas, j'en obtiendrai une autre. » Une année plus tard, dans la finale des 100 mètres aux jeux de Séoul, le 27 septembre 1988, Lewis rivalisait contre le détenteur canadien du record du monde - Ben Johnson. À mi-chemin de la course Johnson avait cinq pieds d'avance. Lewis était convaincu qu'il pourrait le rattraper. Mais à 80 mètres, il était toujours cinq pieds derrière. Lewis a alors mentionné la pensée suivante dans son esprit : « C'est fini, Papa. » Comme Johnson passait la ligne d'arriver, il a regardé fixement Lewis qui était juste en arrière et a poussé son bras droit en air, l'index étendu. Lewis était exaspéré. Il avait par contre remarqué les courbures dans les muscles de Johnson et ses yeux jaunes teintés, deux indications manifestes de l'utilisation de stéroïde. « Je n'ai pas la médaille, a-t-il dit Lewis plus tard, mais je pourrais encore offrir quelque chose à mon père : la façon dont je me suis comporté et la dignité. » Il a secoué la main de Johnson et a quitté la piste. Mais est survenu alors l'annonce que Johnson avait été évaluée « positif » au niveau des stéroïdes anabolisants. Il a perdu sa médaille. L'or est allé à Lewis, un remplacement pour la médaille qu'il avait donné à son père.

Voilà un homme qui devait aimer beaucoup son père pour placer dans sa main une médaille qu'il avait gagné avec un effort qui avait nécessité des années d'entraînements intensifs.

Le Docteur Neil T. Anderson, le président de « Freedom in Christ Ministries » a mentionné dans son livre : « Bondage Breaker »: « Vos enfants doivent voir comment vous manipulez l'échec encore plus que la façon dont vous manipulez le succès. Si vous faites une erreur, vous devez pouvoir y faire face et demander pardon si la situation l'exige. Si vous ne montrer pas par votre exemple la manière de traiter avec vos propres problèmes charnels, comment vont-ils apprendre à traiter leurs erreurs et à savoir les résoudre bibliquement ? Un dimanche matin ma fille n'était pas prête quand j'ai voulu partir pour l'église. Je bouillais au dedans de moi, jusqu'à ce que j'éclate de colère. Après la réunion, j'étais sur le point de rendre grâce avant un repas quand j'ai senti l'esprit de Dieu rendre par ma conscience un verdict de culpabilité. J'ai arrêté et ai demandé à ma famille de me pardonner pour mon explosion de colère. Je n'ai rien dit concernant le retard de ma fille parce que ce n'était pas ma responsabilité. Je n'ai pas non plus demandé à ma fille de me pardonner dans l'espoir qu'elle avouerait sa propre culpabilité. J'ai demandé leur pardon parce que mon explosion de colère était un acte charnel, inacceptable de la part d'un enfant de Dieu. J'ai dû demander pardon afin d'être en règle avec Dieu et avec moi-même. Vous ne perdrez jamais l'estime aux yeux de votre enfant quand vous faites ce que Dieu exige que vous fassiez. Vous gagnez plutôt son estime parce que vous êtes une personne honnête et dans le processus vous modelez ce qu'ils doivent faire quand ils pèchent eux-mêmes. Les enfants ont besoin de modèles, pas des critiques injustifiés. Être un modèle consiste à établir notre crédibilité pour « pourvoir les corriger et les instruire selon le Seigneur » (Éphésiens 6:4). »

Qu'il soit question de « Bill Lewis » ou de « Neil T. Anderson », une chose est certaine! Nous ne pouvons pas nier l'impact qu'un père peut avoir sur ses enfants ! C'est cet impact que j'ai désirez souligner dans la prédication qui vous est offerte cette semaine et qui est tirée de Jean 3.16. C'est un très bon passage pour apprendre comment être un bon père de famille ou pour apprendre comment trouver en Dieu ce que nous ne pouvons pas toujours trouver auprès de notre père terrestre, à cause de la distance physique ou émotive qui peut nous séparer de celui-ci. Vous pouvez l'écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant »