L'élément le plus déterminant dans notre témoignage
Un pasteur racontait qu'au début des années 1980, un des points culminants de l'année à l'Université de l'Oklahoma était lorsque la Sœur Cindy venait à la ville. La sœur Cindy était une femme qui prêchait dans la rue. Elle était dans les débuts de la vingtaine et assez jolie, avec une apparence un peu hippie. Elle avait de longs cheveux châtains, elle portait toujours un grand chapeau ressemblant à un bonnet et une robe de coton qui lui descendait jusqu'à la cheville.
Elle arrivait en ville chaque printemps, une semaine ou deux avant que les étudiants n'aient commencé à se préparer pour les examens finaux. Elle montait sur la plate-forme devant l'union étudiante, ouvrait sa Bible et commençait à prêcher à pleins poumons. Jusqu'ici, il n'y a rien de mal à cela. Mais le message de la Sœur Cindy était, pour le moins que l'on peut dire, conflictuel! Lorsque des étudiants passaient près de la plate-forme, elle leur criait en les avertissant de la colère menaçante de Dieu. Inutile de dire qu'elle n'a jamais échoué pour attirer les foules. Dans les minutes qui suivaient, il y avait de 150 à 200 étudiants réunis autour de la plate-forme, l'écoutant, se moquant d'elle, l'interrompant, et lui jetant même des choses.
Ces réactions n'ont jamais arrêté la sœur Cindy. Plus la foule devenait indisciplinée, plus elle leur criait qu'ils étaient sur la voie rapide qui conduit chez le diable. Et elle leur expliquait clairement leurs péchés dans le détail. Son mot préféré semblait être « débauchés. » Maintenant, ne soyez pas offensé; le mot apparaît dans la Bible environ une demi-douzaine de fois en tout. Cindy, cependant, l'employait à plusieurs reprises dans une simple phrase. La plupart d'entre nous n'avions aucune idée de ce que cela signifiait, mais elle semblait être convaincue que tous les garçons l'étaient. Quant aux filles dans la foule, particulièrement celles qui portaient du maquillage, des shorts, ou des jeans, elle les appelait « des prostituées » et des « Jézabels ».
Un après-midi, tandis que j'observais les performances de Cindy, le type qui était à côté de moi a dit : « Je regrette que je n'aie pas le courage de me lever pour la vérité comme elle le fait. » Je lui ai répondu : « Est-ce que tu es sérieux? » Je ne pouvais pas croire que quelqu'un la prendrait au sérieux. Je reconnais qu'elle avait du courage, mais si réellement elle se levait pour la vérité, est une autre question. Le fait de se lever pour la vérité, de défendre la foi et de parler de Jésus avec les autres n'a rien en commun avec quelqu'un qui crie après les gens en les traitant de toutes sortes de noms.
Quand nous partageons notre foi avec quelqu'un, que ce soit un étranger, ou nos enfants, ou notre conjoint, ou notre voisin, ou notre collaborateur, ou quelqu'un d'autre, nous devons le faire de la manière ordonnée par Dieu lui-même : « avec douceur et respect », surtout si c'est la personne qui nous aborde avec le sujet. C'est ce que l'apôtre Pierre souligne dans sa première épître : « Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous, … » (1 Pierre 3.15)
Le témoignage chrétien est avant tout le privilège de partager aux autres que ce que Jésus a fait et est en train de faire pour nous et ce qu'il aimerait faire pour eux. Tous les chrétiens (nes) peuvent le faire. Au fur et à mesure que nous grandissons dans notre foi et que nous nous affermissons dans notre expérience, et notre connaissance de la Parole de Dieu, il nous sera alors de plus en plus possible d'utiliser les Écritures Saintes pour rendre notre témoignage!
Mais n'oublions pas que le témoignage le plus puissant est celui d'une vie transformée et consacrée au service de Dieu. C'est ce genre de vie, souligne l'apôtre Pierre qui incite les gens autour de nous à nous demander les raisons qui nous conduisent à parler et agir comme nous le faisons. Et lorsque qu'une telle question nous vient, il nous faut répondre « avec douceur et respect ».
Nous devons apporter notre témoignage de manière à respecter ceux qui nous écoutent. Et le respect ne consiste pas seulement à leur parler avec douceur. Nous devons les respecter dans la façon dont nous leur partageons la vérité; respecter leur droit de réfléchir soigneusement avant de prendre leur décision; et respecter la responsabilité de leur choix.
Voilà ce que j'ai désiré souligner dans la prédication de cette semaine. Vous pourrez y découvrir : que, lorsque nous témoignons aux autres, nous devons leur dire toute la vérité; qu'une personne doit accepter cette vérité pour elle-même, dans son propre temps, sans être sous la pression d'un autre; et que la responsabilité de cette décision ne repose pas sur nous, elle repose seulement sur la personne qui reçoit l'évangile. Nous ne partageons pas notre foi avec les gens pour éviter de vivre un sentiment de remords, mais parce que Dieu a transformé nos vies et nous ne pouvons pas garder cela pour nous. Vous pouvez écouter cette prédication en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant »
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