Le problème du divorce
Un sculpteur reçut un jour dans son studio un groupe de touristes qui désiraient le visiter. Ceux-ci l’observaient travailler sur la sculpture d'un lion. Un des visiteurs lui a alors demandé : « Pourquoi votre coupe semble-t-elle si réaliste? Vous n'avez pas même de modèle. Comment faites-vous cela? » « C'est vraiment très simple, » a répondu le sculpteur, « je taille simplement tout ce qui ne ressemble pas à un lion. »
Jésus est le Maître Sculpteur. Avec sa Parole, il coupait au travers le désordre de la religion, la philosophie et la tradition; son message était comme un ciseau pointu qui brisait les enseignements banals des hommes qui enveloppaient la vérité de Dieu. C’est ce qu’il a fait lorsqu’il a enseigné sur le divorce.
Le divorce n’est pas un sujet facile, parce que beaucoup ont des vues différentes sur cette question. Le sujet peut même être troublant pour ceux qui sont passés par cette étape difficile. Comme exemple, le témoignage de cette femme nommée Dorise qui a écrit cette prière nostalgique après son divorce : « J'ai perdu mon mari, mais je ne suis pas supposé pleurer. J'ai perdu mes enfants; ils ne savent pas à qui ils appartiennent. J'ai perdu mes parents; ils n'approuvent pas. J'ai perdu ma parenté; ils me blâment. J'ai perdu mes amis; ils ne savent pas comment agir à mon égard. Je sens que j'ai perdu mon église; pensent-ils que j'ai trop péché? J'ai peur de l'avenir, j'ai honte du passé, je suis confondu en ce qui concerne le présent. Je suis seul, je me sens si perdu. Seigneur, s'il te plaît reste avec moi, Tu es tout ce qui me reste. »
Le Divorce est trop souvent considéré dans les milieux religieux, même évangélique, comme le péché impardonnable. Mais si un chrétien(ne) est divorcé(e), cela ne signifie pas que Dieu l’a rejeté, et qu’il ou elle est devenue un(e) citoyen(ne) de seconde classe dans le royaume de Dieu. Malheureusement, c’est souvent l'attitude avec laquelle nous traitons les divorcés, mais nous oublions sans doute que la miséricorde et le pardon de Dieu sont également disponibles pour eux que pour n’importe qui d’autre.
Cependant, le divorce ne va pas et n’ira jamais dans le sens du plan de Dieu. Si nous sommes encore mariés, nous pouvons en être reconnaissants à Dieu, sans oublier que si nous n’investissons pas dans notre relation de couple, nous risquons de nous retrouver également dans la même situation que ceux que nous regardons trop souvent avec un esprit de jugement. Nous avons besoin de réaliser que le plan de Dieu est que nous le restions pour la vie, et ceci ne se fait pas sans que celui-ci devienne une priorité dans notre vie de tous les jours. Rien n’est acquis dans la vie, et le mariage ne fait pas exception à cette règle.
Il serait bon de réfléchir sur les réalités relevées par James Dobson lorsqu’il dit : « Le gazon est plus vert de l'autre côté de la clôture, mais il demande encore à être tondu. » Une fois que l'excitation des premiers stades de l'aventure se dissipe, le nouveau couple est forcé de vivre dans la vraie vie encore une fois, la vie dans un endroit commun. L'homme et la femme ont soudainement à faire face à des ajustements de personnalité. Ils se découvrent l'un l'autre des imperfections spirituelles, émotionnelles et physiques qu'ils n'avaient jamais remarquées auparavant. Quelqu'un doit réparer l'auto, faire à manger, nettoyer la maison, faire les courses, s'occuper des finances. Il y a maintenant une traînée de douleur comme un cancer qui mange la nouvelle relation. Les enfants ont été blessés. Une femme et un mari ont été abandonnés. Ce réseau relationnel complexe et difficile est dur à gérer. Aussi, dans la nouvelle relation il y a toujours une suspicion sous-jacente - spécialement quand les tensions maritales commencent à grandir - que le nouveau partenaire va opter pour s'en aller et essayer sa chance encore une autre fois avec une autre personne. « Après tout, c'est ce qu'il a fait avec moi » pensera la nouvelle femme. Les seconds mariages ont deux fois plus de chances de se terminer par un divorce que les premiers mariages. ( Extrait de Tom Eiseman « Problems Men Face », Traduit par : Croix Sens.net )
Tout en relevant ces réalités, j’aimerais néanmoins souligner ce qu’un pasteur a mentionné. Il a dit que chaque fois qu’il enseigne que le mariage est pour la vie, il ressent le besoin de clarifier sa pensée. Il a dit : « Une de mes amies est restée au sein d’un mariage violent pendant des années parce qu'on lui avait enseigné que le divorce était toujours "mal". Ce qui fait qu’elle a continué à demeurer, elle et ses enfants, dans un contexte de violence, parce qu’elle croyait que c’était là ce que Dieu voulait pour sa vie et celle de ses enfants. Et quand elle s'est finalement levée avec courage pour laisser ce monstre, il avait l'audace de lui dire qu'elle commettait un péché! »
Mon but n’est donc pas de soulever les cas de violence extrême qui impliquent le besoin d’une protection pour les victimes; je veux surtout parler de la majorité écrasante des divorces qui sont contractés pour des raisons « de différences irréconciliables » où deux personnes décident qu'ils ne désirent pas essayer plus longtemps. C'est la raison principale de la plupart des divorces et l'attitude de la société concernant le mariage : « Si cela ne marche pas, on ira chacun de notre côté »
Voilà ce que Dieu déteste; et Il l’exprime très nettement par le prophète Malachie ( 2.16 ) : « Car je hais la répudiation, dit l’Eternel, le Dieu d’Israël. » C’est à ce genre d’attitude que Jésus fait référence dans son sermon sur la montagne lorsqu’il traite de la question du divorce. C’est l’enseignement qu’il a apporté aux gens de son temps, qui demeure valable encore pour aujourd’hui, et que j’ai désiré regarder avec vous dans la prédication de cette semaine. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse.
Écouter
Vous pouvez écouter l'intégrale de cette réflexion en MP3.