Fuyons-nous la volonté de Dieu?

Un des sujets dont nous parlons souvent est de voir les choses avec les « yeux d’un oiseau ». Récemment les scientifiques ont fait une découverte fascinante concernant la façon dont les oiseaux peuvent voir les choses. Les oiseaux ont leurs yeux sur le côté de leur tête et peuvent en conséquence regarder avec seulement, un oeil à la fois. Et il s'avère qu'ils obtiennent une perspective différente de chaque oeil. L’œil gauche contient un grand nombre de cellules qui détectent la couleur, tandis que l’œil droit a plus de cellules lui servant à détecter les mouvements. Donc ils voient différemment en fonction de l’œil qu’ils utilisent. De même que la variance des cellules affectent ce que les oiseaux voient, ainsi il y a un certain nombre de choses qui influencent notre perspective visuelle : notre arrière-plan, nos croyances, nos valeurs. En conséquence, deux personnes peuvent regarder la même chose ou la même question et venir à des conclusions très différentes. Peut-être voyons-nous avec « l’œil d'un oiseau » plus souvent que nous pensons! ( Tirée de la revue New Scientist janvier 2001. )

S’il y a un prophète de l’Ancien Testament qui est connu par son nom, et cela même par des gens qui n’ont jamais lu la bible, c’est le prophète Jonas. La majeure partie des gens le connaît comme « Jonas dans la baleine ». Pourtant, l’événement du grand poisson n’est mentionné que 4 fois dans son livre. D’autres se rappellent plutôt de la désobéissance de Jonas, qui est mentionnée 18 fois; et les plus spirituelles vont parler de la repentance de Ninive suite à la prédication de Jonas, qui est mentionnée 4 fois. Mais si nous y regardons de plus prêt, Dieu y est mentionné 38 fois ! J’aimerais donc suggérer que le livre de Jonas souligne premièrement « la volonté révélée de Dieu et la façon dont nous y répondons ! »

Jonas était un prophète du royaume du Nord. ( env. 750 av. J.C. ) Les 35 années précédant son ministère de prophète avaient été un temps de grande oppression de la part des Syriens. Par exemple, en 2 Rois 13. 3-7, il est fait mention que « la vingt-troisième année de Joas, fils d’Achazia, roi de Juda, Joachaz, fils de Jéhu, régna sur Israël à Samarie ( env. 814-798 ). Il régna dix-sept ans. Il fit ce qui est mal aux yeux de l’Eternel; il commit les mêmes péchés que Jéroboam, fils de Nebath, qui avait fait pécher Israël, et il ne s’en détourna point. La colère de l’Eternel s’enflamma contre Israël, et il les livra entre les mains de Hazaël, roi de Syrie, et entre les mains de Ben-Hadad, fils de Hazaël, tout le temps que ces rois vécurent…De tout le peuple de Joachaz l’Eternel ne lui avait laissé que cinquante cavaliers, dix chars, et dix mille hommes de pied; car le roi de Syrie les avait fait périr et les avait rendus semblables à la poussière qu’on foule aux pieds. » et en 2 Rois 14. 23-27 que « La quinzième année d’Amatsia, fils de Joas, roi de Juda, Jéroboam, fils de Joas, roi d’Israël, régna à Samarie( env.782-753 ). Il régna quarante et un ans. Il fit ce qui est mal aux yeux de l’Eternel; il ne se détourna d’aucun des péchés de Jéroboam, fils de Nebath, qui avait fait pécher Israël. Il rétablit les limites d’Israël depuis l’entrée de Hamath jusqu’à la mer de la plaine, selon la parole que l’Eternel, le Dieu d’Israël, avait prononcée par son serviteur Jonas, le prophète, fils d’Amitthaï, de Gath-Hépher. Car l’Eternel vit l’affliction d’Israël à son comble et l’extrémité à laquelle se trouvaient réduits esclaves et hommes libres, sans qu’il y eût personne pour venir au secours d’Israël. Or l’Eternel n’avait point résolu d’effacer le nom d’Israël de dessous les cieux, et il les délivra par Jéroboam, fils de Joas. »

Jonas devait être assez populaire en Israël ! Il lui avait sans doute paru agréable ici d’obéir à la volonté de Dieu en criant au peuple : « Dieu rétablit les limites d’Israël depuis l’entrée de Hamath jusqu’à la mer de la plaine… » C’était un patriote ! Mais… dans cette même période de l’histoire d’Israël, la parole de l’Eternel fut adressée à nouveau à Jonas, fils d’Amitthaï, en ces mots : « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et crie contre elle! car sa méchanceté est montée jusqu’à moi. Et Jonas se leva pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face de l’Eternel. Il descendit à Japho, et il trouva un navire qui allait à Tarsis; il paya le prix du transport, et s’embarqua pour aller avec les passagers à Tarsis, loin de la face de l’Eternel. » ( Jonas 1.2-3 )

Pourquoi Jonas a-t-il agi de cette façon ? Les Assyriens étaient un peuple cruel qui avait souvent abusé d’Israël et le patriotisme étroit de Jonas prenait le dessus sur sa vocation de prophète. Jonas voyait les choses d’une manière différente de Dieu ! Il donne lui-même à la fin de son livre la raison qui l’a conduit à fuir la volonté révélée de Dieu. Après avoir prêché la repentance aux gens de Ninive, et surtout après que ceux-ci se soient repentis profondément, Jonas a réagi à disant à Dieu : « Ah! Éternel, n’est-ce pas ce que je disais quand j’étais encore dans mon pays? C’est ce que je voulais prévenir en fuyant à Tarsis. Car je savais que tu es un Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et qui te repens du mal ». ( 4. 2 )

Je suis certain que, s’il avait partagé avec le peuple d’Israël ce que Dieu lui demandait de faire, le peuple l’aurait sans doute appuyé dans son raisonnement ! Mais Dieu ne tient pas compte de l’opinion des gens! Ce qui compte pour lui, c’est l’obéissance à sa volonté ! Et Jonas allait devoir apprendre qu’on ne peut pas fuir la volonté de Dieu !

Dans une des bandes dessinées de Charlie Brown, Linus et Charlie Brown parlent ensemble. Linus lui dit : « Je n'aime pas faire face aux problèmes de plein fouet. Je pense que la meilleure façon de résoudre les problèmes, est de les éviter. En fait, j’ai ma propre philosophie sur cette question. Il n’y a aucun problème qu’on ne puisse pas fuir, peu importe qu’il soit grand ou compliqué. » C’était là, d’une certaine façon, la philosophie de Jonas !

Nous pouvons également voir les choses de façon à croire qu’il est raisonnable de fuir la volonté de Dieu dans certaines circonstances. Lorsque nous sommes confrontés à la souffrance en choisissant de faire ce qui est bien aux yeux de Dieu; lorsque nous sommes confrontés à l’orgueil qui nous envahit devant la nécessité de rétablir une relation qui a été brisé avec quelqu’un; ou lorsque nous sommes confrontés à confesser à Dieu des péchés que nous n’avions jamais voulu reconnaître dans notre vie jusque là. Dans beaucoup de situations de la vie, notre première tendance est la fuite !

J’aimerais donc regarder avec vous, dans la prédication de cette semaine, les diverses étapes que l’on peut franchir lorsque nous fuyons la volonté de Dieu pour notre vie, mais surtout l’attitude de Dieu à l’égard de nos rébellions. Vous y découvrirez un Dieu merveilleux, qui est « miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché, mais qui ne tient point le coupable pour innocent, » ( Exode 34. 6-7 ) Vous pouvez écouter cette prédication d’encouragement en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse.