La discipline de Dieu

Trois hommes discutaient sur la position la plus appropriée pour prier. Le premier disait qu'il fallait être sur ses genoux avec la tête penchée avec révérence devant le Dieu Tout-puissant. Le second soutenait qu'il fallait être debout avec la tête levée vers l'étude du ciel et parler à Dieu comme le ferait comme un petit enfant. Le troisième à parler a alors dit : « Je ne sais rien de ces positions, mais je sais une chose : la prière la plus fervente que j'ai jamais fait, était lorsque j’étais coincé la tête à l’envers au fond d’un puit! »

Ce fut là l’expérience de Jonas. Il n’avait sans doute jamais fait de prière aussi profonde et aussi fervente, que celle qu’il fit à l’intérieur de l’estomac d’un grand poisson! Cette prière montre que Jonas a fuit là où Dieu l’attendait. Non pas dans la mer, qui n’a été dans les faits que l’instrument de Dieu, mais au sein de sa détresse!

Lorsque nous fuyons la volonté de Dieu, il y a toujours un « endroit » où Dieu nous attend pour nous rétablir dans sa volonté! Jusqu’à ce que Jonas fasse monter vers Dieu la prière qu’il a écrit au chapitre 2 de son livre, et qui fait l’objet de la prédication de cette semaine, la seule direction qu’il avait entreprise se situait vers le bas. En fait, il avait pris cette direction dès l’instant où il s’était rebellé contre la volonté de Dieu pour sa vie. Il commença par « descendre » à Japho (1.3); ensuite il « descendit » au fond du navire (1.5), et comme il le mentionne dans cette prière, il « descendit » jusqu’aux racines des montagnes, au fond de la mer, pour finalement « descendre » dans le ventre d’un grand poisson (2.1). Lorsque nous tournons le dos à Dieu, la seule direction que nous pouvons prendre, c’est vers le bas.

Jonas décrit dans cette prière son expérience. Après que les marins l’eurent jeté dans la mer, il s’est retrouvé au milieu des flots en furie. Rappelons-nous que les marins, qui étaient des gens habitués aux tempêtes en mer, étaient certains qu’il périrait, en raison de la violence des vagues et de l’orage. Jonas a sans doute vu le bateau s’éloigner de lui le laissant seul au milieu de cette mer orageuse. Nous ne savons pas après combien de temps Dieu fit cesser l’orage, mais ça n’a pas dû prendre tellement de temps. Quoiqu’il en soit, Jonas a sûrement eu le temps d’expérimenter la violence des flots. (v.4); Lorsqu’il s’est retrouvé dans cette situation et qu’il cherchait à rester à la surface, il a commencé à éprouver une profonde détresse, de sorte qu’il s’est mis à crier à Dieu. (v.3); On ne sait pas non plus combien de temps il a expérimenté ce sentiment qui devait l’assaillir de plein fouet, mais il commença à réfléchir et à prier. (v. 5; v. 10); Après un certain temps à combattre pour rester à la surface de l’eau, il a commencé à s’épuiser, pour finalement commencer à couler vers le fond. (v.6-7a); Dans les instants qui ont suivi, au moment où la vie le quittait, il s’est souvenu de Dieu; (8a); C’est à ce moment précis, sans doute, que le grand poisson que Dieu avait préparé pour cet instant précis a englouti Jonas dans son ventre. (v.7b); Il s’y ait réveillé quelque temps plus tard à l’intérieur du poisson et a fait cette prière. (v.2-10) C’est à la suite de cette prière, que Dieu a ordonnée au poisson de le vomir sur la terre. (v.11)

La prière de Jonas, qui est un psaume écrit en vers lyriques hébraïque, appartient à la période de réflexion suivant la délivrance du « séjour des morts » et n’est pas, comme le voudraient certains, une prière pour être délivré du poisson. (Tiré du Nouveau Commentaire Biblique) Jonas n’est cependant pas après dire qu’il pensait avoir été ressuscité d’entre les morts, mais qu’il était en train de rejoindre ceux qui s’y trouvaient, mais que Dieu l’en avait délivré suite à sa prière.

Cette prière fait ressortir l’engagement d’un homme ayant fait l’expérience de l’œuvre de Dieu dans sa vie! L’engagement à offrir les sacrifices pour ses péchés, exigés par la loi de Moïse, et à accomplir la promesse d’obéir à la volonté de Dieu pour Ninive!

Pendant sa longue carrière comme pasteur de l'Église Riverside de New York, le regretté H. E. Fosdick a passé beaucoup d'heures à conseiller des étudiants de l'Université Columbia. Un soir, un jeune homme éperdu fit irruption dans la classe d'étude de Fosdick pour annoncer la nouvelle suivante : « J'ai décidé que je ne peux pas croire et que je ne crois plus en Dieu! » Fosdick lui a alors dit : « Ça va, mais décrivez-moi le Dieu en qui vous ne croyez pas. » L'étudiant a esquissé son idée de Dieu. Quand il eut fini, Fosdick lui a dit : « Bien, nous sommes dans le même bateau. Je ne crois pas en ce Dieu non plus. »

Nous pouvons nous faire de Dieu beaucoup d’idées complètement erronées. Très souvent c’est parce nous n’exceptons pas certaines caractéristiques de la Nature de Dieu, qu’il nous appelle à refléter dans notre vie. Non pas que nous la rejetons, mais nous la fuyons parce que nous ne sommes pas prêts à l’appliquer dans notre vie. Trop souvent, comme Jonas, nous avons l’impression que ce que Dieu nous demande est au-delà de notre capacité humaine. C’est le refus du Caractère miséricordieux de Dieu qui a conduit Jonas à fuir loin de Lui. Il n’était pas prêt à l’appliquer dans sa vie face aux gens de Ninive, et ça le dérangeait que Dieu puisse l’appliquer à ces gens. Mais n’est-ce pas de cette même miséricorde que Jonas a eu besoin à l’intérieur de ce poisson? Et n’est-ce pas de cette même miséricorde de la part de Dieu que nous avons besoin dans notre vie lorsque nous succombons à la tentation, mais que, trop souvent, nous ne sommes pas prêts à exercer envers ceux qui nous ont fait du tort?

Cette prière décrit d’une merveilleuse façon comment Dieu s’y est pris pour rétablir Jonas dans sa volonté. Il a en fait utilisé 3 choses : la partie émotionnelle, rationnelle et spirituelle de son être pour y parvenir. En fait, c’est là le fruit d’une réflexion tirée de ma vie personnelle, de mon ministère pastoral et des Saintes Écritures! J’aimerais vous inviter à écouter cette prédication qui vous apportera, j’en suis convaincu, une bénédiction pour votre vie spirituelle. Vous pouvez écouter cette prédication d’encouragement en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse.