La miséricorde infinie de Dieu

On raconte l'histoire de Fiorello LaGuardia qui était maire de la Ville de New York pendant les plus mauvais jours de la Grande Dépression et durant la guerre de 39-45. Il avait été appelé par les New-yorkais "Petite Fleur" parce qu'il faisait à peine 1m 55 et portait toujours un œillet à son revers. C'était un caractère coloré qui n'hésitait pas à monter dans les voitures des pompiers à travers New York, à faire des descentes dans les bars clandestins avec la police, à emmener des orphelinats entiers aux jeux de base-ball, et toutes les fois que les journaux de New York étaient en grève, il allait à la radio et lisait les bandes dessinées du dimanche aux gosses.

Une nuit très froide en janvier de 1935, le maire s'est rendu à un tribunal qui statuait la nuit. LaGuardia a donné congé au juge pour le soir et a lui-même pris sa place. Au bout de quelques minutes, une vieille femme en haillons a été apportée devant lui, elle était accusée d'avoir volé un pain. Elle raconta à LaGuardia que le mari de sa fille l'avait abandonnée, sa fille était malade, et ses deux petits-enfants étaient affamés. Mais le commerçant, à qui le pain a été volé, a refusé de laisser tomber les charges. « C'est un très mauvais voisinage, votre Honneur, » l'homme dit au maire. « Elle doit être punie pour donner une leçon aux autres gens qui sont ici autour. » LaGuardia poussa un soupire. Il s'est tourné vers la femme et a dit, « je dois vous punir. La loi ne fait pas d'exceptions, dix dollars ou dix jours de prison. »

Mais au moment même où il a prononcé la phrase, le maire avait déjà la main dans sa poche. Il a extrait un billet et l'a mis dans son célèbre sombrero en disant : « Voici dix dollars pour payer l'amende que je remets maintenant; et en outre, je vais condamner à une amende de cinquante cents tout le monde dans cette salle d'audience pour habiter dans une ville où une personne est obligée de voler du pain afin que ses petits-enfants puissent manger. M. Bailliff, rassemblez les amendes et donnez l'argent à cette dame. » Le jour suivant les journaux de la ville de New York ont rapporté que 47.50$ ont été remis à une vieille dame perplexe qui avait volé un pain pour nourrir ses petits-enfants affamés, cinquante cents de ce montant ont été remis au propriétaire d'épicerie devenu tout rouge, pendant que quelques soixante-dix petits délinquants, et autres gens qui avaient violé les règles de la circulation, ainsi que des agents de police de New York, chacun de ceux donc, qui ont eu le privilège de payer les cinquante cents, ont applaudi le maire.

Ce maire a donné l'occasion à cette femme d’avoir une seconde chance. C’est ce que Dieu a fait avec nous. Il a été cette sorte de juge qui dans sa bienveillance a payé notre pénalité pour le péché et nous a donné l'occasion de recommencer notre vie à nouveau. Car, par le Christ, Dieu agissait pour réconcilier tous les humains avec lui, sans tenir compte de leurs fautes. Le Christ était sans péché, mais Dieu l’a chargé de notre péché, afin que, par lui, nous ayons part à l’œuvre salutaire de Dieu. La bonté et la miséricorde sont les qualités fortes de la nature de Dieu. C’est également ce qu’il continu à faire à toutes les fois où nous désobéissons à sa volonté pour notre vie !

Je pense que ce qui nous ébranle le plus dans la vie chrétienne, c’est la perception que l’on peut avoir du plan de Dieu pour notre vie. Nous avons trop souvent l’impression que les choses que Dieu nous demande de faire ou celles qu’il permet dans notre vie, si nous les acceptons, ne vont conduire qu’à la souffrance et à une vie misérable. Ce qui fait que, dans beaucoup de situations de la vie, notre première tendance est la fuite face à la volonté de Dieu! Mais savez-vous ce qui est le plus extraordinaire? C’est la miséricorde infinie qu’il exerce envers nous. Avec lui, nous pouvons toujours obtenir une autre chance, même si nous ne la méritons pas.

En 1879, Edison décide de relever un défi de la mise au point de l'ampoule électrique. À cette époque en effet, le monde s'éclaire encore au gaz ou à la bougie. On connaît de mieux en mieux l'électricité, mais le support idéal de l'éclairage électrique n'existe pas, en raison notamment des problèmes liés à la chaleur et à l'incandescence. Le 21 octobre, après divers essais, Edison a l'idée d'utiliser, sous vide, un bambou du Japon - une matière qui se carbonise en éclairant lorsqu'elle est soumise à de faibles voltages -, courbé en U et relié à deux fils de platine conducteurs. L'histoire raconte que, lorsque Edison eut terminé la fabrication d’une ampoule, il l'a donné à un jeune garçon qui l’aidait dans ses travaux et qui l'a nerveusement porté dans l'escalier. À chacune des marches qu’il gravissait, il a prudemment observé ses mains, évidemment effrayé de laisser tomber un travail d’un si grand prix. Vous avez probablement deviné ce qui est arrivé; le pauvre jeune garçon a laissé tomber l’ampoule au sommet de l'escalier. Edison a alors repris l'équipe d'hommes qui avaient travaillé avec lui à la fabrication de l’ampoule pour en refaire une deuxième. Finalement, fatigué et prêt pour une pause, Edison était prêt à faire porter son ampoule dans l'escalier. Il l'a donné au même jeune garçon qui avait laissé tomber le premier. Il lui a donné une deuxième chance.

Voilà ce que Dieu fait constamment avec nous. Peut importe ce que nous avons pu faire, Dieu est toujours prêt à nous donner une autre chance. Notre cœur importe plus pour Dieu que nos œuvres. Sa miséricorde est plus grande que nos péchés! C’est pour cela qu’il a pu utiliser le prophète Jonas après sa première rébellion.

Ce qui fait que, ce qui attire notre attention dans le livre de Jonas, ce n’est pas la rébellion d’un homme mais les interventions de Dieu dans sa vie (au chapitre 1-2, 4) et par sa vie (chapitre 3). Et cela malgré le fait que malgré cette obéissance dans ce 2ème appel de Dieu que je vous invite à regarder avec moi (3.1), Jonas partit en ayant sa propre vision des choses!

Il y a 2 questions qui ont occupé ma pensée lors de la préparation de ce message : Premièrement, comment Dieu a-t-il pu s’attarder à vouloir utiliser un homme qui se rebellait une seconde fois contre sa volonté en conservant sa propre vison des choses? Deuxièmement, comment une ville aussi méchante que Ninive a-t-elle pu se repentir à la seule prédication d’un homme?

J’aimerais donc vous inviter à regarder ces questions avec moi dans le message d’encouragement de cette semaine qui vous apportera, j’en suis convaincu, une bénédiction pour votre vie spirituelle. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse.