Toute capacité a ses limites
Vous êtes-vous déjà demandé, en regardant les grands migrateurs au printemps, pourquoi les outardes adoptent toujours une formation en "V" ? Des savants ont découvert que les battements d'ailes des oiseaux "soulèvent" l'air, facilitant ainsi le vol des oiseaux qui les suivent. La formation en "V" permet aux outardes de voler 71 % plus loin qu'un oiseau volant seul. Lorsqu`une outarde quitte la formation, elle ressent immédiatement la résistance de l`air et doit fournir un effort plus grand. Quand l`outarde qui mène est fatiguée, elle rentre dans le rang et une autre prend sa place. Les outardes cacardent pour encourager celles qui les mènent. Lorsqu`une outarde malade ou blessée quitte la formation, deux autres la suivent pour l`aider et l`encourager, jusqu`à ce qu`elle soit rétablie. Puis, elles reprennent l`air seules ou avec une autre formation pour rejoindre leur groupe.
Dieu nous a donné dans la nature beaucoup d’exemples qu’il est sage de méditer. Je pense qu’il est avantageux de prendre exemple sur les outardes ; il y a là une sagesse qu’il est bon d’imiter. Lorsque nous avançons ensemble dans la même direction, nous atteignons l`objectif que nous cherchons à atteindre plus rapidement et plus facilement. parce que nous sommes tous limités dans nos capacités !
Comme exemple, Moïse avait d’énormes capacités ! Dans son expérience de vie, il fut recueilli par la fille du pharaon qui l’adopta et le fit élever comme son propre fils. C’est ainsi qu’il fut initié à toute la science des Égyptiens et qu’il devint un habile orateur, aussi bien qu’un homme d’action remarquable. Lorsqu’il eut atteint la quarantaine, l’idée lui vint de voir dans quelles conditions vivaient ses frères de race, les Israélites. Il désirait leur venir en aide. Un jour il vit de ses yeux comment on maltraitait l’un d’eux. Il prit sa défense et, pour venger ce frère, tua l’Égyptien qui l’opprimait. Il pensait que ses frères comprendraient que Dieu voulait se servir de lui pour les libérer. Mais ils ne le comprirent pas. (Actes 7. 21-25 ) Il s’enfuit donc dans le pays de Madian où il passa quarante ans. Ayant vécu toutes ces années au désert après sa fuite d’Égypte, il était familiarisé avec les pistes, le climat, les ressources et la vie des habitants du désert.
Moïse n’avait pas seulement d’énormes capacités au niveau de son expérience de vie, mais surtout dans son expérience avec Dieu. Il était un homme de foi ! L’auteur de la lettre aux Hébreux mentionne : « Par la foi, Moïse, devenu adulte, a refusé d’être reconnu comme le fils de la fille du pharaon. Il a choisi de prendre part aux souffrances du peuple de Dieu plutôt que de jouir – momentanément - d’une vie dans le péché. Car, estimait-il, subir l’humiliation que le Christ devait connaître constituait une richesse bien supérieure aux trésors de l’Égypte : il avait, en effet, les yeux fixés sur la récompense à venir. Par la foi, il a quitté l’Égypte sans craindre la fureur du roi et il est resté ferme, en homme qui voit le Dieu invisible. ». (Hébreux. 11. 24-27)
Il avait également une relation « spéciale » avec Dieu ! Dans le livre des Nombres, nous pouvons lire : « Dieu dit: -Écoutez bien ce que j’ai à vous dire. S’il se trouve parmi vous un prophète de l’Éternel, c’est dans une vision que je me révélerai à lui, ou dans un rêve que je lui parlerai. Mais les choses sont différentes avec mon serviteur Moïse, qui est fidèle dans toute ma maison. » (Nombre 12. 6-8)
Il avait vu, entendu, expérimenté la puissance de Dieu, dans ses expériences avec le buisson ardent, les dix plaies d’Égypte, la mer rouge, les Amalécites. Il était médiateur entre Dieu et le peuple !
Malgré ses énormes capacités, son beau-père Jéthro lui a fait remarquer que toute capacité, quelle qu’elle soit, a ses limites ! Il lui a dit qu’il ne pouvait pas à lui seul prendre soin du peuple d’Israël. Selon Exode 12 : 37-38, il y avait 603,000 hommes en état de porter les armes à la sortie d’Égypte ; sans doute autant de femmes ( 600,000 et plus ); sans doute 2 fois plus d’enfants ( en comptant une moyenne de 2 par couple : 1, 200, 000 ); sans compter les personnes âgées ( 50, 000 et plus ), et sans compter la multitude de gens d’origines diverses qui partirent en même temps qu’eux. Il y avait en fait entre deux et trois millions de personnes au sein du peuple. Moïse était incapable de prendre soin à lui seul de tous ces gens !
En acceptant la remarque et le conseil de son beau-père, Moïse a fait preuve de sagesse et d’humilité ! Il écoute et sait discerner la voix de Dieu derrière celle de son beau-père. Il établit de cette façon ses priorités, et il choisit dans tout Israël des hommes capables et les plaça à la tête du peuple comme chefs de "milliers", de "centaines", de "cinquantaines" et de "dizaines".
Toute capacité, quelle qu’elle soit, a ses limites ! J’ai également mes limites ! Voilà pourquoi le conseil pastoral de cette église a également reconnu la voix de Dieu derrière celle de Jéthro, et a mis en place un programme permettant de prendre soin du peuple de Dieu. Voilà ce que j’aimerais vous partager dans la prédication de cette semaine. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse.
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