Le problème des convictions erronées
Un pasteur racontait comment il a dû se précipiter à la salle des urgences avec sa petite fille encore bébé pour un lavement d’estomac. Elle était née sans la capacité de pouvoir sentir. Un jour qu’elle rampait sur le plancher, elle se heurta contre un bol de térébenthine. À cause de son jeune âge, ne possédant pas encore une grande faculté de discernement, elle trouva que le contenu ressemblait à du lait. N’ayant pas la possibilité de sentir, elle en a bu un peu et est devenue très mal en point.
Ce genre d’erreur n’est pas commis seulement par les enfants. Il peut arriver dans la vie de toute personne, quel que soit son âge, de tirer des conclusions qu’elle croit être juste, tout en se trouvant dans l’erreur. Ces convictions erronées peuvent se faire dans les domaines théologiques, philosophiques, sociaux ou personnels, comme les amis de Job qui étaient convaincus que ses malheurs résultaient du péché dans sa vie ! Leur conviction théologique peut se résumer ainsi : Le péché conduit à la souffrance humaine, et la souffrance rend évident le péché dans la vie d’une personne !
Ce genre de convictions n’est pas nouveau. Les disciples possédaient cette même conviction. Nous avons un exemple lorsque Jésus aperçut sur son chemin, en sortant de l’enceinte du Temple, un homme né aveugle. Les disciples lui demandèrent à ce sujet : « Dis-nous Maître, à qui la faute, si cet homme est né aveugle ? Est- ce à cause de son propre péché ou de celui de ses parents ? Jésus répondit : — Cela n’a aucun rapport avec le péché, ni avec le sien ni avec celui de ses parents ; c’est uniquement pour qu’en lui tous puissent voir ce que Dieu est capable de faire. » (Jean 9. 1-3 ; Parole Vivante)
Même les chrétiens peuvent s’attacher à des convictions incorrectes concernant le péché. Du temps des apôtres, certains étaient convaincus qu’ils péchaient s’ils mangeaient de la viande de sorte que plusieurs se faisaient végétariens, s’ils ne respectaient pas certains jours ou certaines fêtes ou s’ils choisissaient par erreur au marché public de la viande sacrifié aux idoles...
Toutes ces convictions nous conduisent à adopter différentes attitudes par rapport à ceux qui voient les choses d’une façon différente de nous. Si une situation particulière se présente, nous pouvons regarder ceux qui mangent de la viande ou qui ne respectent pas certains jours comme moins spirituels, parce que nous regardons nos convictions comme étant le mot final sur le sujet. Nous ne prenons pas la peine de considérer qu’il y a peut-être des aspects de Dieu ou des dimensions concernant sa Parole qui nous échappent encore, comme sa miséricorde, sa bonté, sa compassion ou sa grâce !
La façon d’exprimer ses convictions est faite différemment en fonction de la personnalité de chacun. Les trois amis de Job, Eliphaz, Bildad et Tsophar, font partie de ceux qui les expriment directement aux personnes concernées ; néanmoins, il y a ceux qui n’osent pas dire aux personnes concernées ce qu’il pense au fond d’eux-mêmes, mais qui le partage à d’autres ! Et tout cela, au nom de Dieu, afin de défendre la vérité ! (du moins celle que nous croyons être vraie)
Lorsque nos convictions sont contraires à la vérité ou à la réalité, nos arguments pour les soutenir sont également incorrects ! Ils sont même une folie aux yeux et aux oreilles de Dieu, parce qu’elles conduisent à poser des actions ou à exprimer des paroles contraires à la volonté de Dieu, nous empêchant ainsi de voir ce qui est important aux yeux de Dieu : la miséricorde, la compassion, la justice et la fidélité ! Voilà ce que j’aimerais vous inviter à réfléchir dans la prédication de cette semaine. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse, comme seul lui peut le faire.
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