La grandeur de notre salut
L’incarnation du Fils de Dieu répond à la prière du prophète Ésaïe (Env. 700 ans avant J.C.) « Oh! si tu déchirais les cieux, et si tu descendais… » (Ésaïe 63 : 19) Comme le souligne Ken Gire, dans son livre « Moments d’intimité avec le Sauveur », cette prière a vu son exaucement lorsqu’une contraction violente a fait plier Marie en deux dans cette étable de Bethléem.
« Une naissance qui n’allait pas être facile, ni pour la mère, ni pour l’enfant. Un cri de Marie déchire le calme et le silence de la nuit. Joseph, qui s’était précipité pour chercher de l’eau, revient essoufflé, l’eau giclant du seau en bois. Le sommet de la tête du bébé a déjà forcé son entrée dans le monde. La transpiration inonde le visage déformé de Marie tandis que Joseph, la plus invraisemblable sage-femme de toute la Judée, se précipite à son côté. Les contractions spontanées ne suffisent pas et Marie doit pousser de toutes ses forces, presque comme si Dieu refusait de venir en ce monde sans son aide. Joseph place un linge sous elle et en une dernière poussée et avec un long soupir, son travail est terminé. LE MESSIE EST ARRIVÉ.
Un crâne allongé par la dure traversée du col étroit, une peau claire, car il faudra des jours, voire des semaines aux pigments pour faire surface, des muqueuses dans les oreilles et dans les narines, mouillé et tout glissant de liquide amniotique, le Fils du Très-Haut est lié par un cordon ombilical à une jeune fille juive d’origine modeste. Le bébé s’étrangle et tousse. D’un geste instinctif, Joseph le retourne et lui dégage la gorge. Alors, il pousse un cri et pleure. Marie découvre sa poitrine et tend les bras vers le bébé tremblant. Elle le blottit contre son sein, et ses pleurs d’impuissance s’apaisent. La tête minuscule dodeline sur le terrain non familier. Ce sera la première chose qu’apprendra l’enfant-roi. Marie sent les battements rapides de son cœur alors qu’il cherche à téter. Dieu allaité au sein d’une jeune fille. Pourrait-il y avoir quelque chose de plus incompréhensible ou de plus profond ?
Joseph s’assoit, épuisé, silencieux, émerveillé. Le bébé termine et soupire, la Parole divine se réduit à quelques sons inintelligibles. Puis, pour la première fois, ses yeux se fixent sur ceux de sa mère. Dieu qui s’efforce de placer son regard. La Lumière du monde, en train de loucher. Les larmes envahissent les yeux de Marie. Elle touche la main minuscule. Et les doigts qui ont un jour sculpté les montagnes s’accrochent à son doigt. Elle lève les yeux vers Joseph et à travers un voile humide, leurs âmes se joignent. Il se rapproche, pose sa joue contre celle de sa fiancée. Ensemble, emplis de crainte, ils fixent l’enfant Jésus dont les paupières lourdes commencent à se fermer. Ce fut un long voyage. Le Roi est fatigué. Et ainsi, presque inaperçu, Dieu est entré dans le lac chaud de l’humanité. Sans protocole et sans prétention…Ainsi, dans la petite ville de Bethléem… par cette nuit silencieuse…, la naissance royale du Fils de Dieu s’est faite doucement, sur la pointe des pieds… pendant que le monde dormait. »
Voilà ce qui s’est produit, lorsque Dieu est venu en ce monde en revêtant une forme humaine ! Comme l’apôtre Paul le dit si bien dans sa lettre aux Philippiens « … existant en forme de Dieu,…, il s’est dépouillé lui-même en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et il a paru comme un vrai homme… » (Phil. 2. 6-7)
La grandeur de notre salut se trouve dans la soumission de notre Sauveur bien-aimé à son Père ! Voilà ce que j’aimerais vous inviter à regarder avec moi dans la prédication de cette semaine. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse !
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