Les reflets du coeur !

James McPherson, professeur d'Histoire américaine émérite à Princeton, fait le résumé d’un fait historique intéressant dans un de ses nombreux écrits. Il mentionne que la capacité de se duper soi-même relativement à notre péché est illustrée graphiquement dans la vie de James Hammond en Caroline du Sud, un propriétaire de plantation, un exploitant d’esclaves, un membre du Congrès et gouverneur pendant les années où l’esclavage était pratiqué aux États-Unis. Il a malheureusement profité de son pouvoir pour satisfaire ses obsessions sexuelles. En 1839, il acheta une esclave de dix-huit ans du nom de Sally et son enfant Louisa. Il fit de Sally sa concubine et eut d’elle plusieurs enfants. Lorsque la fille de Sally, Louisa, eut douze ans, il en fit pareillement sa concubine et engendra d’elle des enfants. Non content d’abuser sexuellement ses esclaves, il fit violence également aux quatre filles de ses propres sœurs.

Son péché le rattrapa quand son beau-frère menaça de révéler publiquement les assauts sexuels sur ses filles si Hammond ne démissionnait pas de la vie politique. Le malheur a ainsi fini par l’atteindre. Sa femme l'a laissé suite à ces révélations et une épidémie de maladie commença à mettre à mort son bétail et ses esclaves. Aussi incroyable que cela puisse être, Hammond se mit à se tromper lui-même, refusant de voir les fautes qu’il avait commises. Après la mort de beaucoup de ses esclaves et de son bétail en raison de ces épidémies, voici ce qu’il a écrit dans son journal : « Il m'écrase à terre pour me faire voir chaque chose qui m’appartient détruite autour de moi. Les Noirs, le bétail, les mules, les porcs, chaque chose possédant la vie autour de moi semblent condamnée sous une malédiction... Grand Dieu, qu’ai-je fait ? Jamais un homme n’a été aussi maudit... Qu'ai-je fait ou qu'ai-je omis pour mériter ce destin ? Personne, pas un, n'exerce la plus légère indulgence à mon égard. Rien n'est oublié, rien n’est pardonné.

Le problème de cet homme se situait au niveau du cœur ! Son cœur était dur, insensible et égoïste ; ce qui avait élargi sa conscience au point de regarder comme légitime sa vie de débauché. Comment peut-on en venir à ce genre de vie ? Le prophète Jérémie apporte la lumière à ce comportement au v.9, du chapitre 17 de son livre : « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : Qui peut le connaître ? »

Quand la Bible parle du cœur, elle se réfère à nos motivations les plus profondes. Jésus a dit : « C’est du dedans, du cœur de l’homme, que viennent les mauvaises pensées qui le poussent à vivre dans l’immoralité, à voler, tuer, commettre l’adultère, vouloir ce qui est aux autres, agir méchamment, tromper, vivre dans le désordre, être jaloux, dire du mal des autres, être orgueilleux et insensé. Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans de l’homme et le rendent impur. (Mc.7.21-23)

Lorsque la Bible parle du cœur, elle se réfère à la source de nos pensées, qui viennent affecter ou infecter nos émotions, nos désirs, notre caractère, notre volonté… pour ne mentionner que ceux-là. Mais ce qui alimente nos pensées est difficile à analyser. Nous sommes des êtres compliqués. Il nous est souvent pénible de rechercher en notre for intérieur les raisons qui nous poussent à agir ou parler de telle ou telle façon. Nous avons beau chercher à trouver ce qui nous motive, la plupart du temps nous n’y arrivons pas. La Bible en français courant traduit ce passage de Jérémie de façon à jeter un peu de lumière sur ces difficultés. Elle souligne que « Rien n’est plus trompeur que le cœur humain. On ne peut pas le guérir, on ne peut rien y comprendre. » C’est la tromperie du cœur qui pose problème dans cette investigation intérieure.

Pourquoi en est-il ainsi ? Voilà ce que j’aimerais vous inviter à découvrir avec moi dans la prédication de cette semaine. Vous pouvez entendre la présentation audio en cliquant sur : « Écouter l’intégrale »