Sommes-nous éveillés à ce qui nous menace ?

L'Archevêque catholique de Gênes, qui est la capitale de la Ligurie en Italie, est le Cardinal Diogni Tettamanzi. Il s’inscrit comme un conservateur au sein de l’Église Catholique. En 2001, il était regardé comme un candidat majeur pour remplacer le Pape Jean-Paul II. Un peu plus tôt, au cours de cette même année, il a publié dix règles sur la façon de résister aux tentations de Satan. La règle numéro 1 : « N'oubliez pas que le diable existe ». La règle numéro 2 : « N'oubliez pas que le diable est un tentateur ». La règle numéro 3 : « N'oubliez pas que le diable est très intelligent et astucieux ». Sa lettre pastorale ne fut pas très bien reçue par le Centre d’Études Théologiques de Milan qui la condamna comme un encouragement à l'irresponsabilité. Les théologiens au Centre d'Études Théologiques affirmaient que le Cardinal retournait aux croyances du moyen âge et qu’il ignorait en conséquence les avances scientifiques dans le domaine de la psychologie. Ils prétendaient que nous devons examiner le psychisme humain au lieu de focaliser sur des êtres diaboliques pour expliquer le mal et que d’imputer la culpabilité au diable pourrait encourager les gens à devenir « irresponsables ». Ce débat italien reflète un argument plus large se trouvant déjà au sein de l'Église : Est-ce que le Diable existe réellement ou est-il simplement un symbole du mal dans notre société ?

Ce qui est surprenant chez ces théologiens, c’est qu’ils croient en Dieu et peut-être aux anges, mais ils refusent d'accepter cette proposition de l'existence du diable. Ils reconnaissent Jésus et les apôtres comme des Autorités dans la Bible, et pourtant, ceux-ci nous parlent non seulement de Dieu, mais aussi très clairement de l'existence du diable.

Si nous abordons la Bible en mettant de côté tout ce qui nous dérange, la seule autorité qui demeure se trouve être la nôtre. La révélation divine est de cette façon réduite à ce que je choisis de croire et accepter ! De cette façon, je n’ai plus besoin de discuter sur le diable, l’enfer, les désordres sexuels de notre société, les injustices sociales, et ainsi de suite, puisque je fais de mes croyances personnelles ma propre autorité.

Pourtant, la Bible soutient que tous les hommes sont les victimes de ces forces invisibles. C'est un enseignement cohérent dans la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse. Le Nouveau Testament parle à trente-deux reprises du diable, à quatorze reprises du Malin (un autre terme pour désigner le diable) et quarante-sept fois, le terme Satan est utilisé dans l’Ancien et le Nouveau Testament. Et cela, sans parler des nombreux autres termes pour le désigner, comme le tentateur, l’ennemi de nos âmes, le prince de ce monde, le dieu de ce siècle, le serpent ancien, le calomniateur ou l’adversaire...

Jésus lui-même souligne clairement l’existence du diable ! Si nous rejetons ce qu’il dit dans ce domaine, parce qu’il se serait trompé, comme pourrions-nous croire alors, que toutes les autres choses qu’il a enseignées sont vraies ! C’est toute l’autorité de la Bible que nous devrions alors remis en question.

J’aimerais donc vous inviter, dans la prédication de cette semaine, à réfléchir de plus prêt avec moi sur ces puissances qui menace notre monde, en examinant la réaction et les enseignements de Jésus envers ceux-ci. Vous pouvez entendre la présentation audio en cliquant sur : « Écouter l’intégrale » Que Dieu vous bénisse.


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