Le trop-plein du coeur

Un étudiant d’université se trouvait dans un cours de philosophie discutant sur l'existence de Dieu. L’enseignant présentait la logique ci-après : « Y a-t-il quelqu'un dans cette classe qui ait déjà entendu la voix de Dieu ? » Personne ne réagit. « Quelqu'un a-t-il déjà touché Dieu ? » De nouveau, personne ne répliqua. « Quelqu'un a-t-il déjà vu Dieu ? » Comme personne ne rétorquait, il a simplement terminé en disant : « Alors, il n'y a aucun Dieu. » Un étudiant ayant réfléchi à cette conclusion demanda la permission de répondre. Curieux d’entendre la réfutation, le professeur le lui accorda et l'élève posa à ce moment-là les questions suivantes à ses camarades de classe : « Y a-t-il quelqu'un dans cette classe qui ait déjà entendu le cerveau de notre professeur ? » Chacun garda le silence. « Y a-t-il quelqu'un qui ait déjà touché à son cerveau ? » Silence absolu. « Y a-t-il quelqu'un qui ait déjà vu son cerveau ? » Aucun des élèves n’osa articuler un seul mot ; alors, l’étudiant conclut de cette façon : « Dans ce cas, selon la logique de notre professeur, il doit être vrai qu’il n'a aucun cerveau ! » (... L'étudiant a reçu un « A » dans la classe.)

Ne jamais avoir entendu, touché ou vu Dieu ne change en rien la réalité de son existence, de même que pour notre cerveau ! Nous sommes tous convaincus de son existence, parce que nous expérimentons sa substance. C’est par lui que nous pouvons bouger, penser, apprendre, nous souvenir et percevoir les choses autour de nous. Il est le centre de contrôle de tout notre corps. Il est la source de tous nos gestes et il nous permet d’enregistrer tout ce que nous voyons, entendons, sentons, goûtons et touchons. Il emmagasine et mémorise les informations comme un ordinateur.

Il en est de même pour Dieu ! Nous pouvons avoir également avec lui une expérience véritable qui peut être ressentie de façon manifeste. D’ailleurs, l’existence et la complexité même du cerveau humain ne peuvent s’expliquer que par l’existence d’un Dieu créateur. L’apôtre Paul l’exprime ainsi dans son message aux gens d’Athènes (Actes 17. 28 ; Français fondamental) : « C’est par lui que nous vivons, que nous nous déplaçons et que nous avons la vie. »

C’était là la foi de Job dans sa vie. Il avait placé sa confiance en un Dieu créateur de toutes choses, contrairement à ses contemporains qui adoraient et servaient des dieux de leur invention. Dieu rend de lui le témoignage qu’il n’y avait personne comme lui sur la terre ! Même la perte de toutes ses bénédictions (de ses biens matériels et la mort de tous ses enfants) ne lui a pas fait perdre sa confiance et son grand respect envers Dieu ! Même après des mois et des nuits de souffrances, il a conservé sa foi en Lui ! C’est surtout dans son âme qu’il était troublé, et non dans sa foi ; c’est le silence de Dieu qui a le plus affecté Job ! Il avait l’impression qu’Il l’avait laissé tomber, pour une raison qu’il ignorait.

Le temps, l’usure et le silence de Dieu sont ce qu’il y a de pire dans les épreuves ! C’est seulement lorsqu’il se trouve au seuil de la mort et brisé par l’épreuve, le trop-plein dans son cœur, que Job brise le silence. Maudissant le jour de sa naissance, il pose trois questions que j’aimerais vous inviter à regarder avec moi en cliquant sur : « Écouter l’intégrale ». Que Dieu vous bénisse !


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