Une juste perspective de la naissance de Jésus

Un jour, le père d'une très riche famille amène son fils à la campagne pour lui montrer la manière de vivre des gens pauvres. Ils y passent quelque temps sur la ferme d'une maisonnée qui n'a pas beaucoup à leur offrir. Au retour, le père pose la question suivante à son garçon : « As-tu aimé ton séjour ? » « C'était fantastique, papa ! » « As-tu vu comment vivent les gens pauvres ? » demande encore le père. « Ah oui ! » répond le fils. « Alors qu'as-tu appris ? » Il lui répond, « J'ai vu que nous n'avions qu'un chien alors qu'ils en ont quatre. Nous avons une piscine qui fait la moitié du jardin et ils ont une grande crique. Nous avons des lanternes dans notre jardin et eux ont des étoiles partout dans le ciel. Nous avons une immense galerie à l'avant et eux ont l'horizon. Nous avons un domaine, mais eux ont des champs à perte de vue. Nous avons des serviteurs alors qu'eux servent les autres. Nous achetons nos denrées et eux les cultivent. Nous avons des murs autour de la propriété pour nous protéger. Eux ont des amis qui les protègent. » Le père en resta muet. Le fils ajouta : « Merci papa de m'avoir montré tout ce que nous n'avons pas ».

Effectivement, tout dépend de la manière dont nous considérons les gens et leur situation sociale ! Ce qui peut paraître sans valeur pour une personne, comme la pauvreté, peut très bien tenir lieu de trésor pour celui qui l’expérimente. Ce n'est qu'une question de perspective.

Comme exemple, Théodore d'Ancyre, un chrétien martyr du 4e siècle, a mentionné ce qui suit concernant la naissance de Jésus : « Le Seigneur de l’univers vient comme un esclave au milieu de la pauvreté. Le chasseur n'a aucun désir de faire sursauter sa proie. Il choisit pour son lieu de naissance un village inconnu dans une province éloignée et il naît d'une pauvre jeune fille en acceptant tout ce que l’indigence présuppose, car il espère en secret nous prendre au piège et nous sauver. S'il était né revêtu d’un rang élevé et parmi le luxe, les incroyants auraient dit que le monde avait été transformé par la richesse. S'il avait opté pour son lieu de naissance la grande ville de Rome, ceux-ci auraient pensé que la transformation avait été provoquée par le pouvoir civil. Supposons qu'il ait été le fils d'un empereur. Ils auraient mentionné à quel point il est utile d’être puissant ! Imaginez-le comme fils d'un sénateur. Ils auraient considéré ce que la législation se trouve en mesure d’accomplir ! Mais en fait, qu'a-t-il fait ? Il a arrêté son choix sur l'environnement de la pauvreté et de la simplicité. Un milieu à ce point ordinaire que Jésus passe presque inaperçu. Tout cela, pour que les gens sachent que c'est le Dieu souverain seul qui a changé le monde. Voilà pourquoi il a choisi sa mère parmi le pauvre, dans un très pauvre pays afin de devenir pauvre lui-même.

Tout dépend de la perspective avec laquelle nous regardons la pauvreté. L’apôtre Paul le souligne tellement bien dans le passage suivant : « Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis. » (2 Corinthiens 8: 9) Nous avons dans ce passage la raison principale du choix de Jésus de naître dans la pauvreté. Pour celle-ci, Dieu avait besoin d’un homme et d’une femme prêts à Lui obéir à n’importe quel prix. Joseph et Marie étaient revêtus de cet esprit d’obéissance. Voilà ce que je vous invite à regardez avec moi dans la prédication de cette semaine. Je suis certain que vous en ressortirez non seulement édifié, mais votre perspective de la naissance de Jésus s’en trouvera enrichie. Je vous encourage à cliquer sur : « Écouter l’intégrale ».

Que Dieu vous bénisse !


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