Louons Dieu pour ses bénédictions !
Une vieille légende raconte qu’un homme trouva un œuf d'aigle et le déposa dans le nid d'une dinde. L’œuf de l’aiglon éclot avec la couvée des dindes et l’oisillon grandit avec les autres dindons. Toute sa vie, l'aigle, pensant qu’il était une dinde, agit comme les dindes : il ratissait la saleté pour dénicher des graines et des insectes à manger et il volait en battant des ailes à quelques pieds du sol comme les dindes. Après tout, c'est de cette manière que les dindes étaient censées voler. Le temps passa et l'aigle devint très vieux. Un jour, il vit un oiseau magnifique très haut au-dessus de lui dans un ciel sans nuage. Il planait avec majesté sur des courants de vents puissants, qui le faisaient monter en flèche sans un seul battement d’ailes. « Quel bel oiseau ! » dit l'aigle à son voisin. « Qu'est-ce que c'est ? » « C'est un aigle — le roi des oiseaux, » gloussa son voisin. « Mais n’y pense pas trop. Tu ne pourras jamais être comme lui. » Donc, l'aigle cessa d’y penser. Et il est mort en pensant qu’il était une dinde.
Ce genre de crise d’identité n’arrive pas seulement dans les légendes. Il y a beaucoup de personnes qui ont cru être autre chose que ce qu'ils étaient vraiment. Au cours des derniers siècles, il y a eu 53 cas documentés « d'enfants sauvages, » qui ont été perdus dans la nature, dressés, élevés et protégés par des animaux. Ces récits évoquent des loups, des ours ou d'autres animaux hostiles, ayant adopté un enfant comme l'un des leurs. Les cas documentés les plus abondamment et par des témoins compétents voire des scientifiques, sont au nombre de 5 ou 6 parmi la cinquantaine de cas recensés depuis le XIVe siècle. Il existe des cas, bien plus rares, d'enfants élevés par des herbivores. En 1987, un enfant a été trouvé vivant avec une tribu de singes en Ouganda. Lorsqu’il fut conduit dans un orphelinat, il s’est mis à grogner, à pousser des cris aigus, à sauter sur ses mains, à manger de l'herbe, et il avait extrêmement peur des gens. Un garçon a également été observé vivant avec un troupeau d'antilopes sur une période de dix années. Plusieurs tentatives pour le capturer ont été futiles.
Les scientifiques nomment ce comportement bizarre « une reproduction ». On pourrait l’appeler également : une crise d'identité. J’étais exactement comme cela avant ! Je me conduisais en me moulant avec les autres, y trouvant ainsi mon identité. Quand j’étais croyant catholique, je présumais que c’était normal de vivre de cette façon. Au moment où j’ai opté pour le bouddhisme, je pensais la même chose. Lorsque je suis entré dans le monde de la drogue et de la débauche, j’étais du même avis. Je croyais que le genre de vie que j’avais, faisait partie de ce qu’il était légitime de faire. Je supposais que c’était cela la vie : que l’on naissait pour mourir, et qu’entre les deux il y avait différents moules qui se présentaient à nous ! Comme le dit le prophète Jérémie 13: 23 : « Un Éthiopien peut-il changer sa peau, et un léopard ses taches ? »
Dans son sermon, « Nous avons tous besoin de racines, » William P. Tuck parle d'un homme qui était monté sur la plate-forme dans une Convention de la légion américaine. Comme il parcourait du regard la foule qui s’y était amassée, il demanda : « Est-ce que quelqu'un peut me dire qui je suis ? » Il avait perdu sa mémoire. Il ne se souvenait ni de son passé ni de son identité. Son appel désespéré était : « Quelqu'un sait-il qui je suis ? » En d’autres termes : Quel est mon nom ? Où suis-je né ? Que suis-je dans la vie ?
Toutes ces interrogations font référence au domaine temporel. Toutefois, il y a une dimension plus importante encore et très peu en ce monde s’interroge sur cette dernière avec sincérité : Quelle est la raison d’être de mon existence ? Voilà la question que je vous convie à regarder avec moi dans la prédication de cette semaine. Vous n’avez qu’à cliquer sur : « Écouter l’intégrale ».
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