La grâce miraculeuse de Dieu !
L’historien Roland Herbert Bainton (1894-1984) raconte dans sa biographie sur Martin Luther, qui fut publiée en 1950, qu’en l’an 1505, Martin Luther, qui était à l'époque âgé de 21 ans, marchait vers le village de Stotternheim lorsque le ciel s’est mis à se couvrir. Une tempête s’est alors levée avec de puissantes éclaires qui illuminaient le ciel ; et la foudre, tombant à quelques pas seulement de lui, le propulsa au sol. Il s’est d'un coup écrié : « Ste-Anne, sauve-moi et je deviendrai moine ! » Martin avait grandi dans une culture médiévale au sein de laquelle les conversations concernant le diable, les démons, les anges, le ciel, l'enfer et le grand jour du jugement étaient fréquentes. Une culture favorisant la crainte chez les gens du peuple. De ce fait, il pensa que la foudre lui avait été lancée par Dieu comme un message, un aperçu de la terreur du jour du jugement. Martin savait qu'il avait besoin de préserver son âme et la meilleure façon de le faire était de devenir moine. En conséquence, il est allé chercher la grâce et la miséricorde de Dieu au monastère.
À la fin de sa première année, il fut consacré prêtre et invité à célébrer sa première messe. La famille de Martin Luther vint pour l'occasion. La chapelle était pleine et les gens écoutaient le chant des psaumes. Alors, Martin prit place derrière l'autel et commença la célébration de la messe. Mais, dès le début, il fut saisi d’une profonde terreur à cause de sa condition pécheresse, parce qu’il osait s’adresser au Dieu vivant, éternel et effrayant. Par la suite, Luther continua sa vie de moine, mais ses expériences lui faisaient vivre d’épouvantables fardeaux intérieurs. Il arriva à la conviction que Dieu était si pur et si saint, que personne ne pourrait jamais espérer être sauvé. Tous seraient abandonnés aux supplices de l'enfer. « Plus d'une fois, a-t-il dit, j’en suis arrivé à l'abîme même du désespoir, au point de regretter d’être né. Aimer Dieu ! Je l'ai plutôt détesté ! »
Alors, en 1513, huit ans après cet orage, sept ans après cette messe épouvantable, Luther fit une troisième grande expérience religieuse lorsqu’il étudiait à l'Université de Wittenburg. Il commença par le livre des Psaumes, ensuite il étudia la lettre aux Romains en 1515, ainsi que la lettre aux Galates en 1516. C'est au cours de ces études que Luther découvrit une Vie qui transforma son être intérieur par l'Évangile. C’est de cette façon qu’il comprit que l'exigence de Dieu envers l’homme n'est pas qu’il devienne parfait, mais qu’il croit. « J’étais conscient », a-t-il dit, « que, bien qu'étant un moine impeccable, je me tenais debout devant Dieu comme un pécheur troublé dans sa conscience ; et je n'avais aucune assurance que mes mérites personnels l'apaiseraient. Donc, je n’aimais pas être devant un Dieu juste et fâché. Je l’ai donc détesté et j’ai murmuré contre lui…Cependant, j’ai enfin compris que la justice de Dieu a été satisfaite en Jésus. De sorte qu’il peut nous déclarer juste à ses yeux sur la base de notre foi, et cela uniquement en raison de Sa Grâce et de sa miséricorde… Avant cette révélation, la justice de Dieu me remplissait de haine, maintenant elle est devenue pour moi l’expression d’un amour majestueux. »
Luther avait enfin reconnu que Jésus avait pris sur lui tous ses péchés et subit à sa place le châtiment qui aurait dû l’atteindre. Il avait donc réalisé en premier lieu que Jésus avait satisfait de la sorte la justice de Dieu qui exigeait la condamnation du pécheur et en second lieu, que Dieu pouvait lui accorder sa grâce gratuitement, puisqu’un autre avait subi à sa place les conséquences pour ses péchés. Il posséda dès lors la conviction qu’il n’avait qu’à croire la Parole de Dieu et accepter la grâce que Dieu désirait lui accorder gratuitement. Il avait enfin pris conscience que le salut de son âme s’obtenait, non pas par ses propres oeuvres, mais uniquement par la foi en l’œuvre salvatrice de Jésus-Christ à la croix du Calvaire !
Sa vie fut littéralement transformée par l’expérience de la nouvelle naissance. Dès cet instant, il s’est mis à voir la vie d’une façon différente. Il la voyait avec les yeux de Dieu, parce qu’Il habitait maintenant en lui. Mais ce n’est là que le début de la grâce miraculeuse de Dieu. J’aimerais donc vous inviter à découvrir dans la prédication de cette semaine ce que la grâce de Dieu peut apporter dans la vie de tous ceux qui en font l’expérience. Je vous encourage à cliquer sur : « Écouter l’intégrale ».
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