La prière, un choix personnel

Charles E. Hummel a mentionné dans son livre « la tyrannie de l’urgent » :

Le gérant chevronné d'une filature a dit : « Le plus grand danger pour nous est de laisser les choses urgentes empiéter sur celles qui sont importantes ». Nous sommes constamment tiraillés entre l'urgent et l'important. Le problème est que l'important doit rarement être accompli aujourd'hui ou même cette semaine. Des heures supplémentaires consacrées à la prière ou à l'étude de la Bible, une visite à un ami non-croyant ou l'analyse en profondeur d'un bon livre peut toujours attendre… les tâches urgentes, elles, nécessitent une action immédiate, exerçant ainsi des pressions sans fin à chaque heure de chaque journée. Même notre foyer cesse d'être le château fort de notre repos ; il n'est plus à l'abri des tâches urgentes qui s'insinuent à travers ses murs par des appels téléphoniques et leurs demandes impérieuses. Ces sollicitations momentanées semblent irrésistibles et essentielles, mais elles dévorent notre énergie. Avec une perspective plus éclairée du temps, elles perdent pourtant leur prééminence trompeuse… En repensant à toutes les tâches importantes que nous avons négligées, il nous semble avoir perdu notre temps. Et nous réalisons que nous sommes devenus esclaves de la tyrannie de l'urgent.

Avez-vous remarqué que nous avons tendance à diminuer de prier lorsque tout semble aller bien dans notre vie. Parce contre, quand les tempêtes font rage et les vagues se cassent sur le pont, chacun prie à bord comme un fou ; lorsque le téléphone sonne au milieu de la nuit, que le patron nous avertit que notre travail prendra fin, que le médecin nous annonce un problème de santé potentielle, ou que notre conjoint nous dit que quelqu'un d'autre est entré dans sa vie, nous prions ! Chacun prie, ardemment, à plusieurs reprises, avec espérance, pour ne pas dire désespérément.

Au cours de cette période, plus rien n’a réellement d’importance, même les urgences. La seule chose qui importe vraiment, c’est le temps passé à crier vers Dieu. Ce qui démontre bien qu’il semble concevable de sortir de la tyrannie de l’urgent par souci d’orienter sa vie vers ce qui est véritablement important ! Il est possible de trouver l’équilibre dans la gérance de notre temps. La vie chrétienne ne devrait pas être contrôlée par les pressions de la vie. La prière ne devrait pas devenir un simple exercice spirituel ! Cette orientation de vie relève, par contre, d’un choix personnel.

Voilà ce que je vous invite à regarder avec moi dans la prédication de cette semaine. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse !


Écouter

Vous pouvez écouter l'intégrale de cette réflexion en MP3.