La Pâque a-t-elle encore sa raison d’être ?
Comme vous le savez sans doute, la Pâque n’a pas pour tous la même signification. Certains la perçoivent comme une occasion d’avoir une grande fin de semaine de congé de travail ; d’autres y voient la fête des chocolats ; tandis que pour un nombre de plus en plus substantiel, elle n’a plus sa raison d’être. Par conséquent, la majeure partie des gens de ce monde n’a même plus conscience du sens réel de cette célébration.
Pourtant, l’appellation dérive d’un verbe hébraïque signifiant « passer outre » ; en d’autres termes, « passer par-dessus », dans le sens d’épargner. Elle fut instituée par Dieu lors de la dernière plaie d’Égypte, la dixième. Dieu s’apprêtait à dépêcher son ange destructeur sur le pays pour mettre à mort tous les premiers-nés des animaux et des hommes. Afin de préserver son peuple de cette plaie ultime, Dieu a ordonné aux israélites de sacrifier un agneau pour chaque maison ou chaque famille. Si dans une maison on était trop peu nombreux pour manger un agneau, on devait s’associer à la famille voisine la plus proche en tenant compte du nombre de personnes ; et l’on choisissait l’agneau en fonction de ce que chacun pouvait manger.
Pour le peuple d’Israël, la Pâque commémore donc la délivrance de leur esclavage en Égypte, obtenue par le sang d’un agneau sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons. Par contre, pour les chrétiens, la Pâque célèbre la mémoire d’une rédemption plus importante que celle de l’Égypte. Elle rappelle la libération de l’esclavage du péché obtenue par le sang versé à la croix du calvaire par le véritable agneau pascal : le Seigneur Jésus-Christ ! Toutefois, cette délivrance ne peut s’acquérir que par notre foi en Jésus, crucifié, enseveli et ressuscité pour nous. C’est cette résurrection le troisième jour d’entre les morts qui vient confirmer aux croyants évangéliques les réalités rattachées à l’œuvre expiatoire du Seigneur Jésus à la croix du calvaire. Par conséquent, cette fête n’aurait plus sa raison d’être pour les chrétiens si Jésus n’était pas ressuscité !
C’est précisément cette vérité que le diable cherche, par tous les moyens imaginables, à supprimer aux yeux de ce monde et, si cela était possible, du cœur des croyants. Nous pouvons observer tout au long de l’histoire de cette humanité les efforts de Satan en ce sens. Récemment, c’est cette même vérité qui fut mise en doute dans le « Code Da Vinci » de Dan Brown, et qui l’est encore maintenant par James Cameron dans « le tombeau perdu de Jésus ». Que ce dernier le fasse consciemment ou inconsciemment, il introduit à nouveau une forte remise en question sur les réalités de la résurrection et du christianisme. A-t-il raison ? Voilà ce que je vous invite à regarder avec moi dans la prédication de cette semaine. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse !
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