Une vie vécue pour Dieu

Selon Radio Canada, dans le dossier du Viaduc de la Concorde, qui permettait au boulevard du même nom d'enjamber l'autoroute 19 (Autoroute Papineau) à Laval, dans la banlieue de Montréal, au Québec et qui s’est effondré le 30 septembre 2006, « la structure datant de 1970 était censée avoir une vie utile de 75 ans. Identique à celui du boulevard de la Concorde, et surplombant lui aussi l'autoroute 19, le viaduc De Blois a été fermé après la tragédie du 30 septembre, puis a été démantelé pour être remplacé. Environ 57 000 véhicules circulent chaque jour sur cet axe routier. Parmi les hypothèses envisagées (par la Commission Johnson, commission d'enquête chargée d'investiguer les causes de l'effondrement du viaduc), des experts du ministère des Transports estiment que l'armature de tiges d'acier destinée à retenir l'ouvrage de béton était mal placée et aurait causé sa rupture. Il semble que la même lacune était présente dans le viaduc De Blois. Les spécialistes auraient constaté, en scrutant les débris du viaduc, que certaines des tiges de métal qui devraient parcourir l'intérieur du béton semblaient absentes. L'hypothèse d'un problème de corrosion a par ailleurs été mise de côté. D'autres ingénieurs, partie prenante dans l'enquête, ont pour leur part évoqué que la dégradation des matériaux utilisés pour la construction du viaduc pourrait avoir joué un rôle dans l'effondrement. »

La raison principale qui me conduit à soulever cette tragédie, est qu’elle renferme deux principes des plus importants. Dans la vie, tout ce qui n’a pas une bonne infrastructure ou n’est pas entretenu adéquatement, entre inévitablement dans un processus de détérioration sans que nous le réalisions, et parfois, sans vraiment vouloir le réaliser. Dans le cas du viaduc de la Concorde, l’armature devant servir d’assise pour retenir l’ouvrage de béton était mal placée, et la détérioration des matériaux aurait dû être un indice du processus de dépérissement.

Dans la vie, c’est le même principe. Comme exemple : la maladie survient rarement comme par magie. Généralement, sans trop le percevoir, un processus de détérioration a déjà commencé sa progression dans notre corps, d’une manière imperceptible. Lorsque les premiers symptômes se font sentir, le mal a déjà fait des dégâts. C’est le même principe dans d’autres domaines : très peu de mariages se désagrègent dans les jours qui suivent la cérémonie ; et les arbres ne pourrissent pas brusquement. Lorsque nous apercevons la pourriture, elle n’est pas apparue à l’instant même ; quelque chose l’a précédé, qui n’était pas perceptible immédiatement à l’œil humain.

Il en est de même dans le domaine spirituel. Notre vie spirituelle ne s’éteint pas de façon soudaine. C’est un processus lent, raffiné et la plupart du temps, imperceptible. Nous n’en prenons pas toujours conscience ; et parfois, malheureusement, nous ne désirons pas vraiment en prendre conscience, même si certaines personnes autour de nous cherchent à nous le faire voir.

Nous devons réaliser que c’est l’orientation que nous choisissons de donner à notre vie qui déterminera le temps consacré à Dieu. J’aimerais donc vous convier dans la prédication de cette semaine à réfléchir sur les questions suivantes : Pour qui vivons-nous ou pour quelle raison vivons-nous ? Vous pouvez l’écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse !


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Vous pouvez écouter l'intégrale de cette réflexion en MP3.