La croissance de l'Église
Dans la revue chrétienne « Christianity Today », des mois de janvier/février 1998, Jim Corley raconte une conversation qu'il eut avec un ami nommé Alex. Chacun servait dans la même Église. Alex luttait avec ses divers échecs dans sa recherche à vivre la vie chrétienne. Ils se sont rencontrés un jour à l'agence de voiture où Alex travaillait. Corley a écrit ce qui suit sur cette rencontre : Ce jour-là, dans son bureau, Alex m’a déclaré : « Jim, je ressemble à un hypocrite chaque fois que je vais aux assemblées de l’Église, parce que je ne réussis pas à vivre ma vie chrétienne comme je le voudrais. » « Alex, comment appelles-tu cette section de l'agence ? » lui ai-je demandé en inclinant la tête vers la section extérieure de son département. « Tu veux parler de la salle d'exposition ? » J'ai alors souri. « Oui ». Et qu’y a-t-il derrière la salle d'exposition ? « Le service d'entretien », me répondit Alex, avec assurance. « Que dirais-tu si je décidais de ne plus apporter ma voiture au service d'entretien de peur qu’elle ne soit trop malmenée ? » « Ce serait absurde ! Le service d’entretien est le point principal pour aider aux voitures à mieux fonctionner. » « Tu as absolument raison, » lui ai-je répondu. « Maintenant, revenons à notre conversation initiale. Au lieu de regarder l’Église comme une salle d'exposition où l'image est ce qui compte vraiment, vois-la comme le service d'entretien de Dieu. Aider les gens à marcher correctement avec Dieu est ce à quoi l’Église est appelée. »
Dans un sens, les encouragements de cet homme envers son ami ne sont pas faux en soi. Les rencontres entre chrétiens permettent en effet de s’encourager et de s’entretenir mutuellement. Cependant, je limiterais l’illustration à ce niveau. Même s’il est vrai qu’une auto est considérée comme neuve lors de sa fabrication, avec les années elle se détériore. Par la suite, peu importe que nous allions régulièrement au centre d’entretien, elle continuera néanmoins à se dégrader. Le service d’entretien n’améliore jamais l’état d’une voiture après sa fabrication ! Ce qui fait que nous finissons par devoir la mettre au rebut ! Il en est tout autrement pour le chrétien.
Comme chrétien, nous avons nécessairement expérimenté une nouvelle naissance : une transformation intérieure, un nouvel homme que Dieu a créé en nous par la puissance du Saint-Esprit. Toutefois, nous expérimentons ce renouvellement intérieur dans un corps qui se détériore. Nous avons beau en prendre soin, il n’y a rien à faire. Et ce qui est pire, c’est que nous découvrons après un temps plus ou moins long, à notre grand désarroi, que notre nouvelle nature cohabite avec un intrus. Nous constatons sans crier gare que le péché, dont nous pensions avoir été libérés, réside encore dans notre corps mortel, affectant en conséquence cette nouvelle relation que nous venions de commencer avec Dieu. Nous nous sentons dès ce moment pénible entraîné dans une guerre spirituelle contre la chair, le monde et le diable. Nous avons beau grandir en maturité, nous prenons progressivement conscience que cette guerre spirituelle sera toujours bien présente.
Toutefois, nous découvrons également que dans ce processus de croissance, nous nous affermissons de plus en plus dans cette lutte spirituelle. L’homme nouveau ne cesse de se renouveler sur le modèle de Christ, et s’achemine progressivement vers une connaissance plus grande de Dieu. Ainsi, la croissance de l’Église fait partie d’un processus lui permettant de devenir de plus en plus semblable à Jésus ! J’aimerais donc vous inviter, dans la réflexion de cette semaine, à regarder le contexte dans lequel se fait cette progression. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse !
Écouter
Vous pouvez écouter l'intégrale de cette réflexion en MP3.