Peut-on connaître Dieu?

Un acteur de grand renom fut un jour honoré lors d’un banquet. Après les cérémonies du dîner, on lui proposa de réciter quelque chose pour le plaisir des invités. Il y consentit et demanda aux personnes dans la salle ce qu’ils aimeraient entendre. Après un bref silence, un vieil ecclésiastique se leva. « Pouvez-vous, monsieur, réciter le Psaume 23 ? » Un regard étrange parut alors sur le visage de l'acteur, et pour un court instant, ce dernier demeura muet. Se reprenant néanmoins assez rapidement, l’acteur lui répliqua : « Je veux bien monsieur — et je le ferai, mais à la condition qu'après l’avoir récité, vous, mon ami, faites la même chose. » « Mais je ne suis pas un homme d’une grande élocution », répondit l'ecclésiastique étonné. « Cependant, si vous le souhaitez, je ferai ainsi. » De façon impressionnante l'acteur commença à réciter le Psaume, tenant ses auditeurs dans la fascination.

Lorsqu’il eut achevé, un grand éclat d'applaudissements se fit entendre dans la salle. Après que les acclamations eurent cessé, le vieil ecclésiastique se leva pour monter sur l’estrade. Le public attendait dans un profond silence. Le Psaume fut récité. Lorsqu’il eut terminé, aucun son, ni aucun applaudissement le plus léger ne furent émis de la part des auditeurs ; mais ceux qui avaient les yeux encore secs avaient leurs têtes baissées. L’acteur de grand renom mit la main sur l'épaule du vieil ecclésiastique, et avec une voix tremblante, s'exclama, en s’adressant aux gens dans la salle : « J'ai atteint vos yeux et vos oreilles, mes amis, mais cet homme a atteint vos cœurs. Je connais le Psaume 23, mais cet homme connaît le berger du Psaume 23. »

Comment pouvons-nous en arriver à connaître Dieu ? Il est clair que « connaître » Dieu est une entreprise nécessairement plus difficile que « connaître » un homme ; de même que « connaître » mon voisin est quelque chose de plus complexe que « connaître » une maison, un livre ou même une langue. Plus l’objet est complexe, plus la connaissance est complexe. Nous reconnaissons qu’il existe différents degrés de connaissance. De quelqu’un, nous dirons, suivant le cas, que nous le connaissons « bien », « pas très bien », « assez pour lui serrer la main », « intimement », voire « parfaitement ». Tout dépend de la façon dont il s’est ouvert à nous. Le degré et la qualité de la connaissance que nous aurons de quelqu’un dépendront donc plus de lui que de nous. La connaissance que nous en aurons dépendra plus de son accord que de nos efforts.

Il en est également ainsi de Dieu. La connaissance que nous pouvons avoir de Dieu repose sur deux sources que j’aimerais vous inviter à découvrir avec moi dans la prédication de cette semaine. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse !


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