Les dimensions de l’engagement
Jacques Languirand, connu comme animateur de radio, dramaturge, écrivain, animateur de télévision, comédien, journaliste, réalisateur, metteur en scène, professeur et producteur québécois, a écrit : « Un incident de ma jeunesse me revient qui, avec le recul, me paraît avoir eu sur moi un effet déclencheur. Je devais alors avoir à peine plus de quinze ou seize ans. C'était au début des vacances d'été, au moment où je me cherchais un emploi. Un matin, je reçois la visite d'un grand étudiant comme moi, mais qui, lui, achevait ses études secondaires. Il me dit : “ J'ai besoin de toi... ”, Mais il ajoute aussitôt : “ Je n'ai pas dit : j'ai besoin de quelqu'un, mais bien : j'ai besoin de toi... Tu fais la différence ? ” Je pouvais faire la différence. Et c'est ainsi que je me suis trouvé engagé pour l'été dans une aventure exaltante, en qualité de moniteur de jeu dans ce qui a été l'un des premiers services de loisirs pour les jeunes au Québec. Du coup, je venais d'être initié à l'engagement. — L'engagement consiste à s'investir dans une démarche, une activité, une vision, une cause, un projet, une relation... L'engagement, en somme, c'est l'obligation que l'on s'impose de maintenir une ligne d'action qui détermine les attitudes et les comportements ultérieurs. Et ce, en dépit des difficultés, des obstacles. L'engagement fait souvent appel au courage, une vertu qui suppose la force de maintenir le cap contre vents et marées, de poursuivre en dépit de tout ce qui menace la détermination… Mais ce qui me trouble le plus, c'est de découvrir que, ces années-ci, plus on est jeune moins on est porté à l'engagement. »
L’engagement est un problème présent plus que jamais dans notre société aujourd'hui. C'est devenu courant pour les gens de formuler leurs engagements ou leurs promesses de façon à pouvoir échapper à leurs obligations si celles-ci viennent les désavantager. Les journaux sont remplis d’exemple face à cette tendance. Trop souvent, les gens jurent ou font des serments sans vraiment considérer l’implication que leurs engagements ou leurs promesses auront dans leur vie. Et surtout, s’ils sont en mesure d’accomplir vraiment ce qu’ils disent !
Voilà la raison qui nous conduit à devoir jurer pour être cru ! Le serment sert à rendre crédibles les engagements ou les promesses que l’on fait. Il a comme but de garantir l’intégrité et l’honnêteté… de nos paroles. Devrait-il en être autrement pour le chrétien ? Voilà ce que j’aimerais regarder avec vous dans la prédication de cette semaine. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse !
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Vous pouvez écouter l'intégrale de cette réflexion en MP3.