Le commandement le plus important
Il y avait une fois en Hollande une Église qui estimait qu’il fallait s’attacher à observer le commandement de Dieu concernant le jour du sabbat. Un certain Sabbat, tout le secteur se trouva menacé par des vagues énormes à cause des vents forts provenant de la mer du Nord. Les autorités ont demandé au pasteur de l’endroit de convoquer les gens de l’Église pour aider à renforcer les digues, parce que la situation était critique ; sans cela, il était possible que beaucoup de dommages puissent en résulter, sans parler des morts. Il devait donc faire face à la décision de les rappeler pour leur recommander vivement de travailler sur les digues. Incapable de faire face à la décision, il réunit son conseil d'Église. Après bien des discussions, ils ont conclu que Dieu, étant tout-puissant, pouvait toujours réaliser un miracle concernant le vent et les vagues. Leur devoir était de continuer à respecter le commandement à ne pas travailler lors du Sabbat. Le pasteur, qui était persuadé du contraire, essaya un dernier argument. Il leur a donc rappelé que Jésus lui-même n'a pas violé le commandement, pourtant il a déclaré que le Sabbat a été fait pour l'homme et non pas l'homme pour le Sabbat. Il leur souligna les miracles qu’il avait opérés le jour du sabbat et ce qu’il avait lui-même mentionné aux chefs religieux de son temps. Jésus leur avait en effet signalé que chacun d’eux détachait bien son bœuf ou son âne de la mangeoire pour le mener à l’abreuvoir, même le jour du sabbat et que si un de leur fils ou leur bœuf tombait dans un puits, ils ne les laisseraient sûrement pas se noyer parce que c’était le jour du sabbat. Il leur rappela que Jésus avait ainsi mis en évidence qu’il était permis de faire du bien les jours de sabbat. Alors, un vieil homme sur le conseil de l’Église lui résista et dit : « J’ai constamment été dérangé, pasteur, par quelque chose que j’ai toujours évité de dire publiquement. Maintenant je dois le dire. J'ai toujours eu le sentiment que notre Seigneur Jésus était un peu libéral (large) dans sa conduite et ses enseignements. »
Ce genre de réflexion et de comportement n’est pas nouveau. Il y a toujours eu des gens pour réduire le Christianisme au niveau des règles et des prescriptions de toutes sortes. Il n’y a pas tellement longtemps, plusieurs confessions religieuses considéraient comme un péché de jouer aux cartes. Je ne parle pas du Poker ; je parle de la Patience ou n'importe quels jeux de cartes. Certaines ont enseigné que c'est un péché de boire n'importe quelles boissons contenant de la caféine. D'autres ont dit que c'est un péché de manger certaines sortes de viande ou de manger certaines sortes de viande à certains jours de la semaine. Certaines ont enseigné que les femmes doivent seulement porter des robes et ne doivent jamais porter des pantalons. D'autres ont enseigné que les femmes pouvaient porter des pantalons, tant que la fermeture éclaire était sur le côté ou dans le dos. Vous souvenez-vous de cela ? Ceux qui ont vécu au Québec dans le milieu des années 1900 savent de quoi je parle.
La vie chrétienne doit certainement avoir plus à offrir que l’obligation de porter une fermeture éclaire au bon endroit ou de manger certaines sortes de viandes, pour ne souligner que ces exemples ! La religion a toujours eu la tendance à maximiser ce qui a le moins d’importance aux yeux de Dieu et à minimiser ce qui permet d’avoir une véritable relation avec Dieu. Voilà ce que j’aimerais regarder avec vous dans la prédication de cette semaine. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse !
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Vous pouvez écouter l'intégrale de cette réflexion en MP3.