La source de toutes bénédictions

Le premier et le plus célèbre funambule fut sans doute Jean François Blondin. La Commission des parcs du Niagara raconte ce qui suit concernant cet homme : « Jean François Gravelet, le grand Blondin, fut le premier de nombreux funambules à se produire à Chutes Niagara. C'était un professionnel dans la grande tradition du cirque européen. À l'âge de 31 ans, il vint en Amérique du Nord et annonça qu'il traverserait les gorges du Niagara sur un câble. Le 30 juin 1859, le câble était en place et à 17 heures Blondin commença sa marche qui devait entrer dans l'histoire sur 330 mètres de cordes raides tendues à 50 mètres au-dessus des chutes du Niagara, entre les États-Unis et le Canada. Les spectateurs incrédules le virent descendre une corde vers le fameux bateau “ The Maid of the Mist ”, remonter une bouteille, s'asseoir et boire tranquillement. Il amorça son ascension en direction de la berge canadienne, prit une pause, se concentra, stabilisa le mouvement de son balancier et soudain exécuta un saut périlleux arrière. Ne se contentant jamais de répéter son dernier spectacle, Blondin traversa sur son câble à vélo, marcha les yeux bandés en poussant une brouette, se fit cuire une omelette au milieu et traversa avec les pieds et les mains menottés. Mais même ces exploits ne satisfaisaient pas son besoin de pousser ses limites au maximum. Il annonça que le 19 août il traverserait les gorges en portant son impresario, Harry Colcord, sur son dos. Ce devait être le couronnement suprême du talent et du courage de Blondin (et de son impresario). D'après Colcord, la traversée fut un véritable cauchemar. Dans la section du centre qui n'était pas maintenue à l’aide de haubans (il s’agit de câbles d’aciers servant à assujettir et maintenir le câble sur lequel il marchait), les deux acolytes sur leur câble vacillèrent violemment. Blondin se battait pour leurs survies. Il courut dans un effort désespéré pour atteindre la partie haubanée du câble. Quand il put l’atteindre et rétablir leur équilibre, le hauban lâcha. Une fois de plus le couple oscilla de manière alarmante, alors que Blondin de nouveau courait vers le hauban le plus rapproché. Quand ils l'atteignirent, Blondin supplia Colcord de descendre de ses épaules. Six fois en tout Colcord dut se séparer de sa monture pendant que Blondin reprenait son souffle et son calme. Finalement, Blondin dut charger la foule qui, massée au bord du précipice, les empêchait d'atteindre la rive. Le Grand Blondin avait encore une fois réussie, mais cette fois tout juste. Il mourut en Angleterre à l'âge de 73 ans. »

Harry Colcord est un bon exemple du sens du mot « foi ». Sa confiance l’a conduit à remettre sa vie entre les mains de Blondin. La foi n'est pas une simple connaissance intellectuelle d’un prodige que l’on croit être sûr ou un sentiment de confiance à l’égard de celui-ci. La foi authentique se vérifie lorsque nous sommes conviés à poser des actions concrètes enfin de prouver sa réalité. De ce fait, elle est une forte conviction intérieure qui nous pousse à adhérer pleinement à ce que nous croyons. Voilà ce que j’aimerais regarder avec vous dans la prédication de cette semaine. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse !


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