Attention ! Jésus revient !
Walter Martin fait référence, dans son livre « Le monde des Sectes », au grand réveil prophétique et eschatologique qui ébranla le monde religieux juste avant le milieu du dix-neuvième siècle. Il mentionne que tant en Grande-Bretagne que sur le continent européen, cette époque fut fortement marquée par l’idée du retour de Jésus-Christ. De multiples concepts qui circulaient en Europe concernant l’interprétation prophétique ne tardèrent pas à franchir l’Atlantique et à pénétrer les cercles théologiques américains. Basée pour l’essentiel sur les livres de Daniel et de l’Apocalypse, la théologie du « Mouvement de l’Avent » (mouvement préparatoire à la venue de Christ) fit l’objet de nombreuses discussions, aussi bien dans les grands quotidiens que dans les périodiques théologiques. L’eschatologie du Nouveau Testament rivalisait avec les données du marché boursier pour occuper la une des journaux. Au nombre de ces chercheurs se trouvait un certain William Miller, pasteur baptiste demeurant à River Hampton, dans l’État de New York. Le vaste mouvement du second Avent qui balaya les États-Unis dans les années 1840 découlait en grande partie des activités de ce William Miller qui, en toute assurance, enseignait en 1818 que dans « quelque » 25 ans, c’est-à-dire vers 1843, Jésus-Christ reviendrait sur terre. Miller l’exprima lui-même en ces termes : « En 1818, après deux ans d’étude des Écritures, j’étais parvenu à la conclusion solennelle que dans 25 ans environ, à dater de ce moment-là, toutes les affaires du monde toucheraient à leur terme. » Ses collaborateurs finirent par fixer au 22 octobre 1844 le dernier délai où le Seigneur Jésus reviendrait chercher ses élus, juger le péché et établir le royaume de Dieu sur la terre. Il suffit de lire les déclarations du Seigneur Jésus-Christ pour se rendre compte que l’enseignement de Miller était en contradiction avec la Parole de Dieu. Jésus dit : « Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. » (Matthieu 24.36 ; voir aussi 24.42, 44 ; 25.13 ; Marc 13.33 ; Actes 1.7) »
J’aimerais souligner qu’il y a deux extrêmes dans lesquels nous pouvons tomber. Celui d’être tellement obsédé par le retour de Jésus-Christ que nous cherchons à découvrir la date exacte de son avènement. Celui de vivre notre vie chrétienne dans l’ignorance de son retour ou en étant tellement absorbé par la vie que nous oublions que Jésus peut revenir en tout temps dans sa gloire. Entre les deux, l’obsession est sans doute préférable à l’ignorance ou à notre absorption par ce monde !
Cependant, l’équilibre leur est supérieur. Nous devons vivre notre vie chrétienne en étant conscients que Jésus peut revenir en tout temps, sans être nécessairement obsédé par son retour, mais en étant éveillés aux évènements qui précèderont son retour en gloire. Mieux nous comprendrons en quoi consistent ces évènements, plus nous serons vigilants, sobres et conscients quant à ceux-ci. C’est de ce retour que j’aimerais vous entretenir surtout dans la prédication de cette semaine. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse !
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