Message à l’église de Smyrne

L’apôtre Jean avait un disciple extraordinaire qui fut nommé évêque de Smyrne. Il remplit les fonctions de son ministère pendant environ 70 ans. En l’an 155 de notre ère, à l'âge de 86 ans, Polycarpe — tel était son nom — fut amené devant le proconsul romain à Smyrne, dans le stade, où on l’obligea à jurer que César était Seigneur. Devant le refus de Polycarpe, le proconsul lui dit : « J'ai des bêtes, et je te livrerai à elles si tu ne changes pas d'avis. » Polycarpe lui répondit : « Appelle-les, il est impossible pour nous de changer d'avis pour passer du mieux au pire (du christianisme au paganisme). » À ces paroles, toute la foule des païens et des Juifs, établis à Smyrne, avec un déchaînement de colère, se mit à pousser de grands cris : « Voilà le docteur de l'Asie, le père des chrétiens, le destructeur de nos dieux ; c'est lui qui enseigne tant de gens à ne pas sacrifier et à ne pas adorer. » Alors, il leur vint à l'esprit de crier tous ensemble : « Que Polycarpe soit brûlé vif ! » Alors, les choses allèrent très vite, en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire : sur-le-champ la foule alla ramasser dans les ateliers et dans les bains du bois et des fagots -- les Juifs surtout y mettaient de l'ardeur, selon leur habitude. Les mains derrière le dos et attaché, Polycarpe paraissait comme un bélier de choix pris d'un grand troupeau pour le sacrifice, un holocauste agréable préparé pour Dieu. Levant les yeux au ciel, il dit : « Seigneur, Dieu tout-puissant, Père de ton enfant bien-aimé, Jésus-Christ, par qui nous avons reçu la connaissance de ton nom, Dieu des anges, des puissances, de toute la création, et de toute la race des justes qui vivent en ta présence, je te bénis pour m'avoir jugé digne de ce jour et de cette heure, de prendre part au nombre de tes martyrs, au calice de ton Christ, pour la résurrection de la vie éternelle de l'âme et du corps, dans l'incorruptibilité de l'Esprit-Saint. Avec eux, puissé-je être admis aujourd'hui en ta présence comme un sacrifice agréable, comme tu l'avais préparé et manifesté d'avance, comme tu l'as réalisé, Dieu sans mensonge et véritable. Et c'est pourquoi pour toutes choses je te loue, je te bénis, je te glorifie, par le grand prêtre éternel et céleste Jésus-Christ, ton enfant bien-aimé, par qui soit la gloire à toi avec lui et l'Esprit-Saint maintenant et dans les siècles à venir. »

Ce temps de persécution eut lieu sous l’empereur Antonin (138-161). C’est le 5ème empereur a décrété une persécution contre les chrétiens ! La liste suivante relève chacun d’eux : Néron (64-68), Domitien (93-96), Trajan (107-117), Hadrien (117-138) Antonin (138-161) ; Marc Aurèle (163-180), Septime-Sévère (202-211), Alexandre-Sévère (235), Décius (250-253), Valérien (257), Aurélien (272-275), et Dioclétien (303-313).

La lettre du Seigneur Jésus à l’Église de Smyrne, que je vous invite à regarder avec moi dans la prédication de cette semaine, adressée par son serviteur Jean lorsqu’il était prisonnier sur l’île de Patmos, fut écrite sous le règne de l’empereur Domitien (93-96). Vous pouvez l’écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse !


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Vous pouvez écouter l'intégrale de cette réflexion en MP3.