La source de la détermination

Crémone est une ville de la région de Lombardie, fameuse pour le souvenir du plus célèbre luthier du monde, Antonio Stradivari (1644-1737). Toutefois, il faut savoir qu’il était l’élève de la famille Amati. Cette famille Amati a donné naissance à un semblant de dynastie (entre 1520 et 1740), celle des luthiers de Crémone. En effet, l'atelier de Niccolò Amati verra se succéder des élèves aussi célèbres que Antonio Stradivari (1644-1737)), Jacob Stainer (1621-1683) ou Andrea Guarneri (1626-1698). C’est également à Crémone, où la plupart des experts croient que les meilleurs violons dans l’Histoire furent fabriqués, qu’un homme du nom d’Andrea Mosconi a exercé un travail assez spécial. Pendant 30 ans, six jours par semaine, ce vieux musicien est allé au musée de l'Hôtel de Ville de Crémone où des violons de 300 ans sont stockés dans des vitrines. Il a la grande tâche de conserver la qualité sonore des instruments. Chaque matin, avant que le musée ne soit ouvert au public, Mosconi joue avec chaque violon pendant 6 à 7 minutes. Il commence avec une musique de base et joue ensuite du Bach, du Tchaikovsky et du Bartok. Pendant une heure, il joue avec les trois violons d'Amati, les deux de Guarneri et les quatre instruments -3 violons et un violoncelle – de Stradivari. Les instruments fabriqués par Amati, Guarneri et Stradivari, à cause de la qualité du bois et de l’habilité des luthiers, avaient acquis par les musiciens exceptionnels qui les avaient utilisés, tout le potentiel pour une sonorité exceptionnelle ; toutefois, ils devaient continuer à être utilisés par des musiciens exceptionnels pour conserver leur sonorisation. Andrea Mosconi faisait partie de ces musiciens d’exceptions.

Posons-nous la question suivante : Comment Andrea Mosconi a-t-il pu entretenir ces violons pendant 30 ans sans se relâcher ? Premièrement, à cause de son amour pour la musique et deuxièmement, devant l’urgence du besoin, il a dû accepter, par conviction personnelle, de mettre de côté certaines choses pour se consacrer à répondre à ce besoin. C’est donc son amour pour la musique et sa conviction de répondre à ce besoin qui a engendré chez lui la détermination à conserver et à améliorer la sonorisation de ces vieux instruments de musique.

C’est ce genre de détermination que Jésus a voulu enseigner à ses disciples quelques mois avant sa mort, en les conduisant dans le territoire de Tyr et de Sidon afin d’y rencontrer une femme cananéenne dont la fille était tourmentée par un démon. Cette femme allait leur donner une véritable leçon de détermination, un élément des plus important dans leur futur ministère apostolique. Voilà ce que je vous invite à regarder avec moi dans la prédication de cette semaine. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse !


Écouter

Vous pouvez écouter l'intégrale de cette réflexion en MP3.