Le défi de Joseph et Marie
Matthieu 1. 18-25
Théodore d'Ancyre, un chrétien martyr du 4e siècle, a fait la réflexion suivante concernant la naissance de Jésus : « Le Seigneur de l’univers vient comme un esclave au milieu de la pauvreté. Il choisit comme lieu de naissance un village inconnu dans une province éloignée et il naît d'une pauvre jeune fille en acceptant tout ce que l’indigence présuppose. S'il était né revêtu d’un rang élevé et parmi le luxe, les incroyants auraient dit que le monde avait été transformé par la richesse. S'il avait opté pour son lieu de naissance la grande ville de Rome, ceux-ci auraient pensé que la transformation avait été provoquée par le pouvoir civil. Supposons qu'il ait été le fils d'un empereur. Ils auraient mentionné à quel point il est utile d’être puissant ! Imaginez-le comme fils d'un sénateur. Ils auraient considéré ce que la législation est en mesure d’accomplir ! Mais en réalité, qu'a-t-il fait ? Il a arrêté son choix sur l'environnement de la pauvreté et de la simplicité, à ce point ordinaire qu’il passe presque inaperçu, pour que les gens sachent que c'est le Dieu souverain seul qui a changé le monde. Voilà pourquoi il a choisi sa mère parmi le pauvre, dans un très pauvre pays afin de devenir pauvre lui-même. »
Mais, pour cette naissance, Dieu avait besoin d’un homme et d’une femme. Pas n’importe qui ! Dieu avait besoin d’un couple consacré, fiancé, prêt à lui obéir pleinement. Fiancés depuis plus de 3 mois, Marie s’est retrouvée enceinte par la vertu du Saint-Esprit. Dès l’instant où Joseph l’apprit de la bouche de Marie, il s’est retrouvé dans une situation troublante et extrêmement embarrassante. Pour obéir à Dieu ce couple a dû accepter d’assumer l’odieux de la situation en brisant la durée des fiançailles. Ils ont dû également accepter que certains puissent conclure qu’il manquait de maîtrise de soi et qu’ils avaient violé la tradition en ayant des rapports sexuels avant que le mariage n'ait officiellement commencé.
Si nous voulons vivre de façon à permettre à Dieu de nous utiliser sur cette terre, il peut y avoir des périodes où ce que les gens pensent de nous est à l'opposé de ce que nous savons être vrai. Notre vie peut même devenir un sujet de commérage, de rumeur et de spéculation. Les gens peuvent dire des choses sans savoir vraiment de quoi ils parlent. Ce n’est qu’une question de perspective… Voilà ce que je vous invite à regarder avec moi dans la prédication de cette semaine. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse !
Écouter
Vous pouvez écouter l'intégrale de cette réflexion en MP3.