Le baptême par immersion

Selon le Nouveau Dictionnaire Biblique, le baptême a comporté diverses formes au cours des derniers siècles : la première forme est l’immersion. Le mot gr. baptizô veut dire "plonger, immerger, submerger" (Dictionnaire Bailly). Cette forme exige que le corps tout entier, y compris la tête, soit plongé dans l’eau. Cela ressort des textes de la Didaché, « un petit livre qui fut écrit en langue grecque, sans doute en Syrie, vers la fin du premier siècle ou au début du deuxième siècle de notre ère. Ce qui fait le grand intérêt de la Didachè, c'est qu'elle est le premier document extra-canonique du christianisme primitif, pratiquement contemporain des livres qui composent le Nouveau Testament. » L’immersion paraît indiscutée jusqu’au Moyen Age dans les communautés d’origine latine. De nos jours elle est largement pratiquée bien au-delà des milieux dits baptistes. La deuxième forme est par infusion (le mot latin « infundare » signifie: verser, répandre sur). Cette forme a dû apparaître assez tôt, étant donné le peu de profondeur des rivières du Moyen-Orient. La Didaché (IIe s.) dit qu’elle était autorisée accidentellement et recommande dans ce cas de verser 3 fois de l’eau sur la tête. « À l’intérieur d’un bâtiment », on utilisait une cuve de 30 à 40 cm. de haut avec de l’eau jusqu’à mi-cuisse. La troisième forme est l’aspersion. C’est ainsi que baptisent en particulier les Réformés, les Luthériens, les Catholiques Romains, etc. J’aimerais vous partager dans l’enseignement de cette semaine les raisons nous conduisant à employer le baptême par immersion. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur : « Écoutez-la maintenant ». Que Dieu vous bénisse !


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